Pour la seconde saison de The Pitt, Noah Wyle a pris la décision d’intégrer à l’intrigue une tragédie survenue à Pittsburgh. Ce choix narratif s’appuie sur un fait réel marquant pour donner davantage d’authenticité à la série.

Tl;dr

  • Un épisode de « The Pitt » traite de la tragédie Tree of Life.
  • L’entraide entre communautés juive et musulmane est mise en lumière.
  • La série explore le traumatisme et la solidarité face à la violence.

Un drame réel au cœur de la fiction

Le troisième épisode de la saison 2 de « The Pitt » n’hésite pas à puiser dans l’histoire douloureuse de Pittsburgh. Cette fois, le scénario s’inspire directement de l’attentat survenu en octobre 2018 à la synagogue Tree of Life, où onze personnes ont perdu la vie et six autres ont été blessées. Un événement tragique qui continue d’ébranler la ville, et que les scénaristes ont choisi d’intégrer au récit à travers une intrigue chargée d’émotion.

L’union des communautés au centre du récit

Dans cet épisode, le spectateur suit notamment le personnage du Dr. Michael « Robby » Robinavitch (Noah Wyle) lorsqu’il prend en charge Yana, une patiente marquée par ce drame. Blessée après avoir été surprise par un bruit évoquant les coups de feu, elle croise sur son chemin l’infirmière Perlah Alawi (Amielynn Abellera). Le détail n’a rien d’anodin : Perlah porte le hijab, symbole fort alors que l’épisode rend hommage à un fait souvent ignoré — l’aide concrète apportée par la communauté musulmane aux victimes juives lors des funérailles. Le showrunner R. Scott Gemmill souligne combien il était essentiel pour lui de raconter cette facette méconnue : « Le fait que la communauté musulmane ait financé tous les enterrements méritait vraiment d’être porté à l’écran. »

Traumatismes personnels et héritage collectif

La série ne se contente pas d’évoquer un fait divers ; elle plonge aussi dans les conséquences psychologiques pour les soignants confrontés à ces tragédies. Dès sa première saison, « The Pitt » avait déjà abordé le thème de la violence de masse via une fusillade fictive lors du festival local PittFest. À cette occasion, Robby avait vu son protégé Jake échapper au pire, mais pas sa petite amie Leah, mortellement touchée. Ce choc venait s’ajouter à celui vécu pendant la pandémie de COVID-19, où Robby avait perdu un mentor cher.

L’intime et l’universel mêlés dans l’écriture

Si l’on perçoit chez Robby un certain apaisement face à Yana – partageant avec elle foi juive, humour et dérision –, c’est aussi parce que leur dialogue autorise une rare vulnérabilité du personnage principal. Noah Wyle insiste sur cette complicité inédite : « Parce qu’ils partagent leurs racines culturelles, Robby baisse sa garde comme rarement auparavant… Et cela amorce chez lui tout un questionnement intérieur. »

Par touches successives, ce nouvel épisode réussit ainsi à conjuguer mémoire collective et parcours individuel, refusant tout pathos facile au profit d’une émotion sincère — celle qui relie victimes, témoins et soignants dans une même humanité résiliente.