La Russie commence-t-elle à plier bagage dans le nord-est de la Syrie ? Si le ministère de la Défense russe ne l’a pas confirmé, l’agence Reuters affirme, après avoir interrogé cinq sources syriennes, que Moscou a entamé un retrait progressif de ses forces de l’aéroport de Qamishli, principale ville du territoire qui était encore récemment contrôlé par les Kurdes. Une partie de ces troupes aurait été redéployée vers la base russe de Hmeimim, dans l’ouest du pays, tandis qu’une autre serait en route vers la Russie.

Ce retrait confirme, selon Vedomosti, l’“évacuation probable” de cette base utilisée depuis 2019 dans le cadre de la mission de médiation entre les forces kurdes de Syrie et les groupes proturcs. Le quotidien économique russe rappelle que cette présence s’inscrivait dans les accords de Sotchi de 2019, qui avaient permis le déploiement de patrouilles conjointes russo-turques après la reprise d’une partie de la frontière par Ankara. Selon une source syrienne proche du dossier citée une semaine auparavant par Kommersant, “les Russes seront sans doute invités à partir entièrement. Ils n’ont plus rien à faire là-bas.”

Pour l’expert militaire Viktor Litovkine, interrogé par Gazeta.ru, site d’information aligné sur la ligne du Kremlin, ce désengagement pourrait aussi être lu