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Municipales 2026 : la sécurité dans le viseur des maires

Municipales 2026 : la sécurité dans le viseur des maires

À quelques semaines du premier tour des Municipales 2026, la sécurité s’impose comme l’un des enjeux du scrutin. Armement des agents, déploiement de la vidéosurveillance, extension des prérogatives de la police municipale… Quelle est la véritable marge de manœuvre des maires face à ce défi sécuritaire ?

On y parle tout aussi bien de la construction des routes et d’immeubles qui grignote les banlieues que des rapports de voisinage ou de l’exode rural. Le tout appuyé d’un coup de crayon qui fait parfois penser à Sempé. Comme dans cette vignette où le patron d’une droguerie qui déborde de babioles assure le commerçant voisin de sa sympathie. « Oh, mais vous savez, moi aussi, j’ai commencé avec trois fois rien », indique-t-il à cette boutique chic où trois vêtements s’affichent dans un intérieur épuré. Remarqués également ces businessmen rivés sur leurs ordinateurs portables en terrasse tandis que tous les immeubles autour affichent des affiches « Bureaux à louer ».

La visite peut démarrer par un triptyque bourré d’ironie qui propose la même image aux XIXe, XXe et XXIe siècles. Un couple de laboureurs est représenté sur les trois dessins avec une tenue qui va raccourcissant tandis que leur environnement se métamorphose. C’est d’abord un champ et la campagne à perte de vue jusqu’au campanile de l’église. Puis le même champ est investi par un tracteur tandis que des nuées d’immeubles et d’autoroutes ont commencé à l’entourer. Au XXIe siècle, le même espace est reproduit mais il est cette fois posé sur le toit d’un gratte-ciel…

Le grignotage de la campagne entre les XIXe et XXe siècles, selon Martin Étienne.

Le grignotage de la campagne entre les XIXe et XXe siècles, selon Martin Étienne.

Lise Lahitte

« L’esprit village »

C’est la métaphore de la ville dévorante, éclairée quelques panneaux plus loin par l’agacement d’un businessman qui doit patienter en raison d’un ascenseur emprunté par un éleveur et tout son bétail pour monter sur le toit. « Votre petite mode des fermes urbaines commence à m’agacer sérieusement ! »

Avec Martin Étienne, le village de caractère existe encore. La campagne alentour, elle, a disparu…

Avec Martin Étienne, le village de caractère existe encore. La campagne alentour, elle, a disparu…

Lise Lahitte

Avant la ville, Martin Étienne s’intéresse au monde paysan et aux ruraux. On sourit de ce panneau autoroutier annonçant « Village de caractère » alors que ce vestige est étouffé par les avenues et entrepôts alentour. Plus loin, un lotissement sans âme est en construction, accompagné d’une réclame qui dit « Retrouvez l’esprit village » devant un centre bourg envahi de panneaux « A vendre ».