Par

Gilles Rolland

Publié le

28 janv. 2026 à 20h02

Entre 120 et 130 agriculteurs se sont rendus dans le centre-ville de Toulouse ce mardi 27 janvier 2026 afin d’exprimer leurs revendications dans un contexte toujours extrêmement tendu. Une manifestation qui a été marquée dans des affrontements entre les agriculteurs et les forces de l’ordre et qui s’est soldée par sept interpellations et 16 verbalisations. De quoi encourager Lionel Candelon à s’exprimer via un communiqué publié ce mercredi 28 janvier 2026.

« Pris à partie violemment »

« Hier soir, les agriculteurs d’Occitanie et particulièrement ceux du Gers ne sont pas tous rentrés sains et saufs de la manifestation toulousaine. » Ainsi débute le communiqué du président de la Chambre d’agriculture du Gers. Un texte dans lequel Lionel Candelon ne manque pas de mentionner que les « agriculteurs gersois, respectant scrupuleusement les consignes de manifestation en se rendant à pied aux allées Jean-Jaurès toulousaines aux alentours de 9 h pour un début de manifestation prévu à 10 h, se sont vus pris à partie violemment vers 9 h 45 par les forces de l’ordre. »

La réponse de la préfecture

Si la préfecture avait bel et bien autorisé la manifestation, elle souligne aujourd’hui que les agriculteurs ont dévié de l’itinéraire annoncé, que les horaires n’ont pas été respectés, et que plusieurs tracteurs ont tenté d’entrer en ville, malgré l’interdiction. La préfecture a aussi rapporté quatre blessés parmi les forces de l’ordre.

« Deux agriculteurs particulièrement touchés au visage »

Des violences, Lionel Candelon ne manque pas d’en mentionner dans son communiqué : « Nous avons tous vu ce CRS (sans son numéro RIO) s’illustrer particulièrement par la violence de ses coups de matraque et qui, à lui seul, a blessé cinq de nos agriculteurs du Gers. » Le président poursuit en dénombrant « deux agriculteurs particulièrement touchés au visage » et trois autres qui souffrent quant à eux de « brûlures au premier et deuxième degré, suite aux projectiles des grenades. »

« Le monde agricole ne peut tolérer ces violences »

Désignant comme « intolérable » ce qu’il qualifie de « violence des forces de l’ordre », Lionel Candelon appelle le ministre de l’Intérieur à « faire la lumière sur les événements d’hier à Toulouse », clamant que « le monde agricole ne peut tolérer ces violences, notamment lors d’une manifestation qui débutait à peine. » Le tout avant de réclamer des excuses de la part de l’État et de conclure en soulignant que les « agriculteurs ne sont en rien des black blocs. » 

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Un communiqué dans lequel Lionel Candelon évoque le « sang froid » des agriculteurs présents sur place, et les salue pour ne pas être entré « dans l’escalade de violence. »

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