Les manifestants, réunis devant le ministère des Affaires étrangères, répondaient à l’appel du collectif progressiste américain Indivisible et de parlementaires français issus notamment de la gauche.

Des dizaines de personnes se sont rassemblées mercredi soir à Paris pour dénoncer la police de l’immigration américaine (ICE), symbole de la répression qui a fait deux morts ces derniers jours dans le Minnesota, aux États-Unis. «Va te faire foutre ICE, fermez-la dans toutes les villes, tous les villages», scandaient en anglais les manifestants réunis devant le ministère des Affaires étrangères à l’appel du collectif progressiste américain Indivisible et de parlementaires français issus notamment de la gauche.

Parmi eux, certains brandissaient des pancartes anti-ICE comme «Fraternité sans frontière, ICE out», ou encore «The only good ICE is crushed ICE». «Nous sommes à un tournant critique. Des citoyens sont exécutés dans la rue et si nous ne faisons rien, nous allons finir par avoir une dictature fasciste», a dit à l’AFP Isobel Coen, une Américaine de 29 ans, qui envisage de faire venir sa mère en France, car elle est inquiète pour l’avenir aux États-Unis.


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Michelle Rooney, dessinatrice américaine vivant à Paris mais dont la famille habite le Minnesota, dit participer à sa toute première manifestation: «Je suis ici parce que nous pouvons manifester sans avoir peur de nous faire tirer dessus». «Je le fais pour ma famille dans le Minnesota qui a le sentiment de ne pas pouvoir manifester», a-t-elle dit.

Une initiative lancée en mai 2025

Minneapolis, aux États-Unis, reste sous le choc du décès d’Alex Pretti, infirmier de 37 ans, tué par des agents de la police aux frontières (CBP), après celui de Renee Good, une mère de famille du même âge, le 7 janvier sous les balles de la police de l’immigration (ICE). Dans un communiqué, les parlementaires réunis au sein de la Digue, à l’origine du rassemblement, ont dénoncé la politique anti-immigration du président américain Donald Trump.

«À l’extérieur comme à l’intérieur, le chef de l’internationale néofasciste s’affranchit de toutes les règles de Droit», affirment-ils. «Le continuum réactionnaire qu’il incarne s’impose par la force, avec une même stratégie : la menace, la mise au pas, la brutalité», ajoutent-ils. Lancée en mai 2025, cette initiative regroupe surtout des élus de gauche et vise à mobiliser à l’international contre la montée des courants d’extrême droite et réactionnaires. Éléonore Caroit, députée du camp présidentiel, y prend aussi part.