Bien qu’elles soient absolument excellentes, certaines séries n’ont pas la notoriété qu’elles méritent. C’est le cas de cette pépite, de retour pour une nouvelle saison, aussi drôle que bouleversante.

Avec la multiplication des plateformes de streaming et des offres de séries, difficile pour les spectateurs de savoir où donner de la tête. Si la facilité générale est de lancer Netflix et de voir quelles fictions sont actuellement dans le top, comme c’est le cas actuellement du thriller His & Hers ou de la romance Rêve de Glace, certaines des plus belles productions se cachent sur des plateformes moins plébiscitées du grand public. C’est notamment le cas de Shrinking, une comédie dramatique à format court menée par Jason Segel (How I Met Your Mother) et Harrison Ford (que l’on ne présente plus). Ce mercredi 28 janvier, Apple TV met en ligne la saison 3 de cette pépite dont on parie qu’elle vous séduira forcément si vous la lancez.

Comme son titre l’indique, Shrinking suit un groupe de psychologues (« a shrink » étant un terme familier pour désigner un psy en anglais). La série commence alors que l’un d’eux, Jimmy (Jason Segel), subit de plein fouet le deuil de sa femme, décédée brutalement dans un accident de voiture. Devenu incapable de s’occuper correctement de sa fille adolescente, Alice (Lukita Maxwell), ce sont son patron Paul (Harrison Ford), sa collègue Gaby (Jessica Williams) et sa fantasque voisine Liz (Christa Miller) qui prennent le relais. Se construit alors une comédie dramatique d’ensemble aussi hilarante que touchante.

Shrinking saison 3 : un retour marqué par l’arrivée bouleversante de Michael J. Fox, la star de Retour vers le futur

Avec des épisodes de 30 minutes, il ne vous faudra pas longtemps pour rattraper les deux premières saisons et pouvoir entamer cette troisième salve. On y retrouve l’ensemble de nos protagonistes, toujours aussi délurés et caustiques, pour notre plus grand plaisir. Mais, comme à son habitude, la fiction ne se contente pas de nous faire rire et prend le soin d’aborder des sujets plus complexes et profonds avec une vraie intelligence émotionnelle. Ces nouveaux épisodes s’ouvrent notamment sur l’évolution de la maladie de Parkinson de Paul, sans pathos ni complainte, mais avec une véritable tendresse. Notamment grâce à l’arrivée de Michael J. Fox, nouveau compagnon d’hôpital, dont la prestation est d’autant plus bouleversante que l’acteur est réellement atteint d’une version précoce de la maladie depuis 1991. Touchante également est la prestation de Brett Goldstein (Ted Lasso, qui reviendra bientôt pour une saison 4) dans le rôle de Louis, chauffard à l’origine de la mort de la femme de Jimmy, qui tente péniblement de reprendre le cours de sa vie avec le soutien de la famille de sa victime.

Avec ces douze nouveaux épisodes, Shrinking nous fait sortir la boîte de mouchoirs comme lors d’une intense séance sur le canapé du psy, tantôt pour des larmes douloureuses, tantôt pour des larmes rieuses. Mais toujours versées grâce au plaisir du divertissement réussi.