Détenteur de la deuxième plus grande réserve mondiale de terres rares – après la Chine – et producteur majeur de plusieurs minerais critiques, indispensables à la transition énergétique, le Brésil est depuis plusieurs mois “courtisé” par les États-Unis et l’Union européenne (UE), soucieux de conclure un accord pour “partager ce trésor”, explique la correspondante locale du quotidien espagnol El País.

Comparée par la journaliste aux grandes fièvres de l’or, du café ou du caoutchouc – et plus récemment du pétrole –, cette “nouvelle ruée” vers les richesses minérales conduit le gouvernement du président de gauche Lula à analyser les offres susceptibles de faire du pays un acteur stratégique du secteur, non plus comme “simple fournisseur”, mais comme maillon à part entière de cette “prometteuse” chaîne de valeur.

Car le “principal obstacle”, pour le Brésil, réside dans son modèle historique : le géant sud-américain s’est jusqu’à présent concentré sur l’extraction et l’exportation de ces matières premières, laissant les phases les plus rémunératrices, comme le processus de raffinage, “aux mains” d’acteurs étrangers.

Outre ses gisements de terres rares, le pays figure parmi les dix principaux producteurs mondiaux de nickel, de minerai de fer et de niobium – dont il concentre près de 9