Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst

Keir Starmer et Xi Jinping ont affiché leur volonté de relancer le dialogue, malgré des désaccords persistants sur l’Ukraine, Hong Kong et les droits humains.

Ce rapprochement intervient alors que la politique américaine, marquée par le retour des menaces tarifaires et une diplomatie plus imprévisible, pousse plusieurs alliés des États-Unis à diversifier leurs partenariats. La Chine se présente comme un acteur de stabilité, défenseur du multilatéralisme et du libre-échange.

L’enjeu est aussi économique. La Chine reste le troisième partenaire commercial du Royaume-Uni, mais les exportations britanniques vers Pékin ont chuté de plus de 50% l’an dernier. Accompagné d’une soixantaine de chefs d’entreprise, Keir Starmer cherche à inverser la tendance.

Les discussions ont porté sur des avancées concrètes : baisse des droits de douane sur le whisky britannique, possible assouplissement des visas et coopération sécuritaire contre les réseaux de passeurs de migrants.

Pékin attend désormais de Londres une relation plus prévisible, fondée sur la confiance mutuelle. Pour Londres, l’objectif est clair : rester aligné sur Washington sans se couper de Pékin. Une diplomatie de plus en plus pratiquée par les alliés des États-Unis.

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