Le prévenu âgé de 36 ans était en état d’ivresse lorsqu’il avait disjoncté en gare Saint-Roch. Il avait interdiction de paraître à Montpellier.
Dans le box, Paul, âgé de 36 ans, a retrouvé son état normal. Le 17 janvier, il avait totalement disjoncté en gare Saint-Roch. « Je venais voir mon fils de 5 ans à Béziers et je rentrais chez mes parents en Ardèche, explique-t-il au tribunal correctionnel. J’avais bu de l’alcool. »
Des agents de la Sûreté ferroviaire SNCF ont fait part des nombreuses insultes et menaces qu’ils ont reçues. « Je vais te crever », a notamment lancé Paul à l’un d’entre eux. « Je ne m’en souviens pas, je regrette », a-t-il déclaré devant le tribunal correctionnel de Montpellier.
Il comparaissait récemment pour « menaces de mort » en récidive, « outrage » et « usage illicite de stupéfiants ».
Paul était en effet en possession de cocaïne au moment des faits. « J’en consomme, je prends aussi de la méthadone depuis que j’ai arrêté l’héroïne il y a dix ans ». « Il avait 1,20 g d’alcool dans le sang au moment des faits, souligne le procureur. Malgré le sursis probatoire renforcé qui accompagnait sa dernière peine, il consomme toujours de l’alcool et des stupéfiants. »
Son casier judiciaire comporte neuf condamnations dont quatre alors qu’il vivait « à la rue », en 2024, à Montpellier. « J’étais hébergé chez mon ex mais elle est décédée d’un cancer », explique le prévenu.
« Une vie d’errance qui l’a privé de repères »
« Je suis né à Tahiti. J’ai été adopté à l’âge de 5 ans en France. Ça a été très difficile pour moi »
« Son parcours de vie est douloureux, confirme son avocate. Il a eu une vie d’errance qui l’a privé de repères. Il a quand même fait une rencontre et a eu un fils. Quand il est sorti de prison, en février 2025, il a eu comme premier souci de trouver un hébergement. »
Il ne s’était pas présenté aux convocations de la justice en dépit de multiples rappels, à l’issue de cette ultime condamnation : 12 mois dont 6 avec sursis pour vol à l’arraché.
Le procureur a observé que « les six mois de sursis datant d’octobre 2024 pouvaient être révoqués avec ces nouveaux délits ». Ils étaient en effet suspendus au fait de ne pas commettre de nouvelle infraction. Paul avait en plus interdiction de paraître à Montpellier. Les délits commis le 17 janvier tombent donc très mal…
« Remettre les choses à plat »
« Il n’est pas en capacité de donner une adresse, ce qui fait que le sursis probatoire ne peut pas fonctionner, ajoute le procureur. Je requiers 12 mois d’emprisonnement dont 6 avec sursis probatoire, avec maintien en détention. Ainsi qu’une obligation de soins, de travail, de fixer une résidence et de payer les sommes dues au Trésor public. »
Il a également demandé la révocation des six mois de sursis prononcés en octobre 2024. « La détention va lui permettre de remettre les choses à plat ». Ce sont les peines qui ont été appliquées par les juges. Près d’un an après l’avoir quitté, Paul est reparti en détention.