La cour d’appel de Montpellier a ordonné ce jeudi la remise en liberté de Gilles d’Ettore. L’ancien maire d’Agde, mis en examen pour prises illégales d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption, avait été réincarcéré pour non respect de son contrôle judiciaire le 21 janvier.

Il était de nouveau en prison depuis le 21 janvier. La cour d’appel de Montpellier a ordonné jeudi 29 janvier la remise en liberté de l’ancien maire d’Agde, mis en examen dans l’affaire dite « de la voyante ventriloque ». Gilles d’Ettore avait été réincarcéré il y a huit jours pour non respect de son contrôle judiciaire. La chambre de l’instruction de la cour d’appel n’a pas précisé les modalités du contrôle judiciaire que devra respecter l’ancien maire d’Agde mis en examen depuis deux ans pour prises illégales d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption.

Manifestations publiques

L’ancien député UMP de 57 ans avait interdiction de rencontrer 61 personnes : témoins, mis en examen, élus ou fonctionnaires territoriaux. Ce qu’il a fait début janvier lors de son séjour dans l’Hérault, autorisé par le juge à la faveur des fêtes de fin d’année, puis pour raison familiale, après les décès de son frère et de sa mère survenus début janvier. Gilles d’Ettore a alors été aperçu à Agde avec un responsable des infrastructures portuaires et à deux manifestations publiques, en présence notamment de son successeur et actuel maire, Sébastien Frey. Interpellé, il avait été renvoyé en prison le 21 janvier sur décision du juge des libertés et de la détention.

Lors de l’audience qui s’est tenue ce mardi 27 janvier, l’avocate générale avait réclamé la confirmation de cette décision, estimant que l’ex-élu avait rompu la « confiance » de la justice. Visiblement ému dans le box, Gilles d’Ettore a imploré la « clémence » de la cour, expliquant que ces rencontres « fortuites » étaient à replacer dans le contexte des décès récents de son frère et de sa mère.

Voyante ventriloque

L’ancien maire d’Agde est au coeur de l’affaire de la « voyante ventriloque ». Lors de sa garde à vue, elle avait expliqué avoir réussi, en modifiant sa voix, à abuser de ses proches en leur faisant croire qu’ils étaient « en conversation avec un être surnaturel provenant de l’au-delà ». Elle aurait en particulier utilisé ce stratagème pour inciter Gilles d’Ettore, dont elle était proche, à lui obtenir auprès d’entrepreneurs de nombreux avantages, dont des voyages et des travaux dans sa maison, ainsi que l’embauche de membres de sa famille par la mairie.

À lire aussi