L’audience solennelle du tribunal judiciaire de Grenoble s’est tenue le 26 janvier dernier en présence des acteurs du monde de la justice et des collectivités locales.
Le nouveau président du tribunal judiciaire de Grenoble, Alain Troilo. © Erich Zann
Nouveau procureur de la République, nouvelle directrice de greffe, nouveau président… L’année 2025 a été singulière au tribunal judiciaire de Grenoble, comme l’a rappelé la première vice-présidente Delphine Humbert : « En attendant le renouvellement de la dyarchie avec l’arrivée du procureur Étienne Manteaux en mai et du président Alain Troilo en décembre, le navire amiral a tenu et de la plus belle des façons, avec adaptation et agilité pour poursuivre nos projets. »
Priorité sur le narcotrafic
Après avoir salué l’arrivée d’Alain Troilo, avec lequel il a travaillé « dans une entente optimale », à la tête du tribunal judiciaire de Besançon de septembre 2021 à avril 2025, Étienne Manteaux est revenu sur l’activité pénale du ressort grenoblois, pointant en particulier le narcotrafic et ses règlements de compte (5 personnes assassinées et 26 tentatives). Se félicitant du travail mené de concert avec les communes d’Échirolles ou de Saint-Martin-d’Hères, en s’appuyant sur les images de vidéoprotection, il a regretté « qu’il n’en soit pas ainsi à Grenoble, avec seulement vingt caméras utiles aux enquêteurs ». Parmi les axes de travail poursuivis : « Des enquêtes ambitieuses pour la saisie des avoirs financiers des têtes de réseaux », la coordination des actions judiciaires et administratives avec l’état-major opérationnel de sécurité associant préfecture, police, gendarmerie, douanes et direction départementale des finances publiques, « un travail collaboratif étroit qui donne déjà ses premiers résultats ».
Une justice de qualité
Prenant la mesure de l’activité intense de la juridiction, le nouveau président Alain Troilo relevait que « le tribunal judiciaire de Grenoble n’est pas à la traîne et que les équipes ont compris qu’il faut savoir être innovant, changer de paradigme, être imaginatif, faire évoluer nos organisations et nos manières de penser, afin de répondre de manière adaptée aux attentes de nos concitoyens et à une offre de justice de qualité. » Il envisage sa fonction avec « humilité, humanité et humour », souhaitant que « la justice soit égale pour tout un chacun, qu’on soit puissant non ».
Le procureur de la République Étienne Manteaux. © Erich Zann
La directrice de greffe du tribunal judiciaire de Grenoble, Florence Doyen. © Erich Zann
Au moment de l’installation d’Alain Troilo, de Barbara Zimmer, directrice des services de greffe judiciaire pour le pôle civil, ainsi que Frédérique Billottet et Hortense Menu, directrices des services de greffe judiciaire pour le pénal. © Erich Zann
La promotion de seize nouveaux cadres-greffiers. © Erich Zann