Plébiscité depuis son installation au mois de juin 2022, le paiement sans contact aux portiques du métro, dans les tramways et les bus connaît quelques dysfonctionnements.
Plébiscité par les Lyonnais et envié ailleurs, le dispositif de paiement sans contact dans les transports en commun lyonnais (TCL) connaît quelques dysfonctionnements particulièrement désagréables. Plusieurs usagers du réseau ont ainsi été verbalisés de manière injustifiée alors qu’ils avaient payé leur titre de transport sur les bornes de métro, selon plusieurs témoignages recensés par Le Progrès . Les TCL reconnaissent auprès du Figaro environ 600 réclamations sur un total de 14,6 millions de paiements entre janvier et novembre 2025, «soit 0,005% du total des paiements via ce dispositif».
«Les analyses en cours effectuées par les équipes techniques et le prestataire privilégient une désynchronisation entre le moment où l’usager valide et l’enregistrement de cette validation dans le système central TCL, expliquent les TCL. Dans ce cas, le contrôleur n’a pas encore reçu d’information lorsqu’il contrôle le téléphone ou la carte bancaire physique de l’usager.» En clair, l’achat du titre de transport est débité en retard. L’usager qui croit avoir payé son ticket, ne l’a en fait pas acquis immédiatement.
«Dysfonctionnements marginaux»
Ce fut le cas de Hugo et son frère, qui ont raconté au Progrès avoir «tous les deux payé avec [leurs] iPhone en rentrant dans le bus 49» sans que les contrôleurs ne puissent ensuite trouver trace de leur titre sur leurs terminaux. «Nous sommes certains que ça a fonctionné, puisque les bornes sans contact ont affiché “voyage validé”», précise le voyageur contraventionné. Mais il n’a pu prouver sa bonne foi via l’historique d’achat de son téléphone, puisque le reçu n’y est apparu que quelques heures plus tard.
Les TCL précisent que dans ce cas de figure, les usagers peuvent joindre l’agence de recouvrement qui «étudie chaque cas avec attention et fait le nécessaire auprès de chaque usager pour s’assurer d’un classement du dossier si la bonne foi est caractérisée». En parallèle, les analyses se poursuivent pour identifier les causes de ces dysfonctionnements «marginaux». Des causes qui seraient variables selon les moyens de paiement, établissements bancaires et les différentes technologies.