L’ONG Greenpeace reproche à Paris de poursuivre ses achats d’uranium à Moscou, malgré la guerre en Ukraine. En réalité, la situation est plus complexe qu’il n’y paraît.
Greenpeace s’en prend, de nouveau, au commerce d’uranium entre la France et la Russie, destiné à faire fonctionner les centrales nucléaires tricolores. Dans un nouveau rapport publié mercredi 28 janvier, l’ONG dit constater «aujourd’hui que les choix énergétiques de la France la rendent dépendante de l’industrie nucléaire russe , devenue désormais une entreprise criminelle de guerre».
En réalité, la situation est plus complexe qu’il n’y paraît. Tout d’abord parce que la France n’achète pas d’uranium naturel à la Russie. Le combustible utilisé dans les centrales nucléaires hexagonales est de l’uranium enrichi. Pour des raisons de sécurité d’approvisionnement, EDF fait appel à plusieurs fournisseurs, essentiellement le français Orano (ex-Areva) et Uramco, un groupe anglo-germano-néerlandais. Chaque année, EDF achète 7000 tonnes d’uranium, ce qui représente 10% de la demande mondiale, mais ne donne pas de précisions sur l’origine du minerai. Or, la Russie ne représente qu’une très petite part du marché mondial et n’est pas un exportateur d’uranium. Les premiers producteurs sont en effet le Canada, le Kazakhstan, l’Australie et la Namibie.
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 78% à découvrir.
Vente Flash
6,49€ par mois pendant 12 mois
Déjà abonné ?
Connectez-vous