Elle s’appelle Layla Iskandar. Mais appelez-là Lili. « Je préfère », sourit l’attaquante de l’En Avant Guingamp. Arrivée à l’EAG en octobre, elle est de retour sur le Vieux Continent dans la foulée de quelques détours imprévus. « J’ai toujours eu envie de revenir en Europe. » Et ce, après un premier exil chez les Danoises du HB Koge, en quittant son Liban natal, en 2021. « Là-bas, il y avait des top joueuses qui venaient des Etats-Unis. C’était dur, mais c’était une bonne expérience », confie la footballeuse de 23 ans, dans un français quasi parfait.
En Jordanie et en Arabie Saoudite
Si l’aventure fut formatrice, le niveau était alors trop élevé pour la polyvalente avant-centre et son faible nombre de matchs l’avait conduite à rompre son contrat un an plus tard. « Je n’avais pas beaucoup de temps pour trouver un club et l’ex-coach de l’équipe nationale du Liban m’avait proposé de venir à l’Etihad Club, en Jordanie, où il entraînait, raconte la jeune joueuse repartie au Moyen-Orient pour se relancer. Et il m’avait dit que je pourrais aller en Europe quand j’aurais une offre. » Mais lorsque des écuries de D2 française se sont positionnées pour l’enrôler, « le club voulait me vendre à une équipe d’Arabie Saoudite pour avoir plus d’argent ».
Objectif Première Ligue
Deuxième meilleure buteuse de l’histoire de la sélection libanaise avec seize réalisations derrière Christy Maalouf et ses 17 buts, Lili Iskandar a donc rejoint Al-Ittihad en octobre 2023. « Il y avait de supers infrastructures et avec ma petite expérience, j’ai bien aimé aider les filles dans leur chemin parce que ce n’était que la troisième année d’existence du championnat quand je suis arrivée », confie la Guingampaise aux huit matchs à l’EAG.
Mais elle a bien fini par revenir en Europe. « Je veux m’imposer en D1 », assure l’originaire de Zghorta. Une ambition légitimant l’idée de vivre loin de sa famille, toujours installée au Liban. « C’est le sacrifice que j’ai décidé de faire. » Pour donner une autre dimension à sa carrière.