Jeudi 29 janvier 2026, une centaine de personnes étaient réunies devant la préfecture de Rennes, pancartes en main. Ils répondaient à un appel national à la grève et la mobilisation. Nous accompagnons des personnes qui traversent des événements difficiles comme un décès, une séparation ou des violences, expliquent ces quatre travailleurs sociaux. Avec l’augmentation de la précarité, nous devons gérer de plus en plus d’allocataires. En même temps, des départs à la retraite ne sont pas remplacés. Les manifestants avaient fait le déplacement depuis la Manche, le Morbihan, le Maine-et-Loire et même la Vendée.

Les personnes mobilisées, comme à Rennes, ont répondu à un appel national à la grève. Ils veulent bénéficier de la prime Ségur. Ouest-France
Trois organismes concernés
Les grévistes demandent à bénéficier de la prime Ségur mise en place après la crise sanitaire pour revaloriser une partie des travailleurs médico-sociaux. Nous sommes les rares travailleurs sociaux à en avoir été exclus, indiquent les collectifs nationaux des travailleurs sociaux de différents organismes de la Sécurité sociale : CAF (caisses d’allocations familiales), MSA (mutualité sociale agricole) et Carsat (caisse d’assurance retraite et de santé au travail). Pourtant, nous sommes titulaires d’un diplôme Bac + 3, comme les bénéficiaires de la prime Ségur. C’est injuste.

Une délégation de cinq personnes a été reçue par le cabinet du préfet, à Rennes, jeudi 29 janvier 2026. Ouest-France
Les personnes mobilisées demandaient l’attribution de cette prime mensuelle de 183 € nets. À Rennes, une délégation de cinq personnes a été reçue par le cabinet du préfet en début d’après-midi. C’est un mouvement plutôt inédit, soulignait Laurence Degand-Philippot, du syndicat Force Ouvrière. La CGT était également présente. Les assistants sociaux du conseil départemental touchent cette prime. Pourquoi pas nous ?, questionne une manifestante.