EN BREF
- Le 29 janvier 2026, Cash Investigation explore les abus
dans les dispositifs périscolaires en France, impliquant 128
animateurs suspendus pour violences sexuelles. - Le reportage révèle des violences psychologiques et
physiques dans les écoles, avec des animateurs mal formés et des
conditions de travail précaires. - Des scènes troublantes filmées en caméra cachée soulèvent
des inquiétudes sur la sécurité des enfants dans ces environnements
éducatifs.
En 10 ans, 128 animateurs ont été suspendus pour suspicion de
violences sexuelles sur mineur. Cash Investigation a choisi de
s »intéresser ce jeudi 29 janvier 2026 sur ce qu’il se passe en
dehors du temps scolaire, lorsque les enfants sont pris en charge
par les dispositifs périscolaires.
Une journaliste a fait des constats terrifiants après seulement
quelques heures dans une école maternelle parisienne, comme l’a
raconté Elise Lucet dans C à vous.
Cash Investigation enquête sur les dérives dans le
périscolaire
Plus de cinq millions d’élèves sont pris en charge par des
dispositifs périscolaires en France, qui reposent
sur des animateurs recrutés par les municipalités. Ce 29 janvier,
Cash Investigation diffuse une enquête choc,
qui met en lumière des faits de violences parfois graves, survenus
dans ce cadre. Humiliations, gestes brutaux ou
maltraitances psychologiques, ces situations sont
de plus en plus mises en lumière grâce à de nombreux témoignages de
parents et d’anciens élèves.
Le reportage diffusé sur France 2 révèle les zones
d’ombre d’un système pourtant central dans le quotidien
des enfants. Le magazine pointe également les fragilités
structurelles du périscolaire, notamment le manque de personnel,
les conditions de travail difficiles et les faibles rémunérations
qui entrainent des recrutements parfois précipités. Plusieurs
parents dénoncent aussi des alertes restées sans réponse, de quoi
nourrir un profond sentiment d’impuissance. Cash Investigation a
élargi également son enquête à l’enseignement privé sous
contrat. Depuis l’affaire Bétharram et le déclenchement
d’un véritable « MeToo » scolaire, les contrôles de l’État et de leur
efficacité sont remis en question.
C à vous : Elise Lucet raconte les
scènes inquiétantes filmées par son équipe
Une journaliste de Cash Investigation s’est faite recruter en
tant qu’animatrice périscolaire dans une école maternelle publique
de Paris.
Anne-Elisabeth Lemoine a alors diffusé quelques images de ce
reportage choc dans C à vous. On y voit des comportements
problématiques d’animateurs, qui hurlent sur des enfants.
« Il n’a pas fallu plus de 27 heures pour faire
ce genre de constat ? » a demandé l’aniatrice à
Elise Lucet, invitée pour l’occasion.
« Non, c’est même ça qui nous a inquiétés. Mais ça va
beaucoup plus loin, c’est-à-dire que vous allez plus loin dans la
caméra cachée, vous allez découvrir que les animateurs sont
sur leur téléphone portable, qu’il y a des
hurlements contre les enfants. Il y a quand même
une animatrice qui embrasse des petits garçons de 4 ans sur
la bouche. Donc, si vous voulez, quand on voit ça au bout
de 27 heures d’infiltration dans une école maternelle, on se pose
beaucoup de questions et j’imagine que les parents s’inquiètent
énormément » a-t-elle expliqué. Des images alarmantes à
retrouver sur France 2.