Le Premier ministre
Sébastien Lecornu engagera ce vendredi une dernière fois sa
responsabilité sur le budget 2026 alors que le projet de loi de
finances (PLF) revient en dernière lecture à l’Assemblée
nationale après son rejet la veille par le Sénat.
Les sénateurs ont rejeté le texte avant même son examen en
deuxième lecture via le vote d’une question préalable, ouvrant
la voie à une adoption définitive du texte possiblement la
semaine prochaine.
Sébastien Lecornu a d’ores et déjà activé l’article 49.3 de
la Constitution sur les volets « recettes » et « dépenses » du PLF,
suscitant à chaque fois le dépôt de motions de censure par La
France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN)
auxquelles il a survécu en partie grâce au Parti socialiste
(PS), qui a décidé de ne pas censurer le gouvernement.
Le nouveau recours au « 49.3 », cette fois sur l’ensemble du
texte, devrait de nouveau provoquer le dépôt de motions de
censure, qui devraient être examinées lundi ou mardi.
Si les ultimes motions de censure échouent, le texte sera
définitivement adopté après plus de quatre mois de joutes
parlementaires.
Face à l’impasse des discussions au Parlement, Sébastien
Lecornu s’était résolu à engager la responsabilité de son
gouvernement sur le budget pour faire adopter le texte sans vote
des députés, en dépit de sa promesse initiale de laisser ces
derniers se prononcer jusqu’au bout.
A la tribune du Palais du Luxembourg jeudi, la ministre des
Comptes publics, Amélie de Montchalin, a reconnu un budget
« imparfait » mais qu’elle a jugé « utile ».
(Rédigé par Zhifan Liu, édité par Blandine Hénault)