Qui va succéder à Éric Piolle ? Après deux mandats à la tête de la ville de Grenoble (Isère), l’élu (EELV) avait promis de longue date qu’il n’en briguerait pas un troisième. Les 15 et 22 mars prochains, les Grenoblois et les Grenobloises éliront donc sa ou son successeur.

Le Parisien fait le point sur les dix candidatures déclarées à ce stade.

Laurence Ruffin, Les Écologistes et Parti socialiste

Les socialistes ont officialisé le 14 novembre dernier leur ralliement à la liste verte menée par la cheffe d’entreprise Laurence Ruffin. Amiénoise d’origine, cette candidate est installée depuis 2003 à Grenoble. Elle est la sœur du député François Ruffin (ex-Insoumis).

« Aujourd’hui on arrive avec beaucoup d’envie de fabriquer un projet » visant à « améliorer le quotidien des Grenoblois et Grenobloises », avait-elle précisé, au moment de l’annonce de ce ralliement.

Baptiste Anglade, Nouveau parti anticapitaliste Révolutionnaires

Notamment candidat dans la 3e circonscription de l’Isère, lors des élections législatives de 2024, Baptiste Anglade mènera la liste du NPA-Révolutionnaires à Grenoble. La candidature du trentenaire avait été dévoilée par son parti le 23 octobre dernier.

Dans ce communiqué de presse, le parti annonce qu’il défendra « un programme de lutte : réquisition des logements vacants, arrêt de la casse des services publics ainsi que leur extension et leur gratuité, interdiction des licenciements, partage du temps de travail entre tous et toutes, augmentation générale des salaires d’au moins 400 euros par mois… »

Hervé Gerbi, Horizons

Avocat spécialisé dans l’accompagnement des victimes, Hervé Gerbi a reçu le soutien d’Horizons pour sa candidature à la mairie de Grenoble. Pour sa campagne, le Grenoblois – qui a été président de la section locale du Crif – a misé sur l’intelligence artificielle, en lançant notamment un robot conversationnel disponible sur son site officiel.

Candidat sans étiquette à la législative partielle dans la 1re circonscription de l’Isère en début d’année 2025, le quinquagénaire s’était classé 5e avec un score de 7,71 %.

S’il est élu, Hervé Gerbi promet notamment un plan sécurité « Allô Grenoble » à 10,8 millions d’euros par an, un bouclier alimentaire pour les aînés et la gratuité de la cantine scolaire.

Catherine Brun, Lutte ouvrière

Candidate en 2008, 2014 et 2020, Catherine Brun repart pour une quatrième campagne pour les élections municipales à Grenoble. Ancienne enseignante, elle sera la tête de liste de Lutte ouvrière.

Lors des élections municipales de 2020, elle avait récolté 1,19 % des voix au premier tour du scrutin.

Alain Carignon, Les Républicains

L’ancien maire de Grenoble Alain Carignon, condamné à de la prison pour corruption en 1996, est une nouvelle fois candidat aux élections municipales de 2026.

Candidat malheureux au scrutin municipal de 2020, qu’il avait à l’époque présenté comme son « dernier tour de piste », le septuagénaire siégeait depuis dans l’opposition au conseil municipal où il croisait régulièrement le fer avec le maire écologiste Éric Piolle. L’ancien ministre de Jacques Chirac et d’Édouard Balladur promet d’améliorer la qualité quotidienne de la vie.

Allan Brunon, La France insoumise

Allan Brunon est le candidat insoumis à la mairie de Grenoble. Sa candidature avait été annoncée en septembre dernier. Candidat dans la 10e circonscription de l’Isère aux élections législatives de 2022, il n’avait pas réussi à s’imposer.

S’il est élu à la tête de la ville, Allan Brunon propose notamment la gratuité de la cantine scolaire.

Pierre-Édouard Cardinal, Renaissance et MoDem

Directeur général d’un pôle d’innovation et d’accompagnement de start-up, Pierre-Édouard Cardinal avait annoncé sa candidature en novembre dernier à la tête de la liste « Grenoble, la belle ambition ! ». Cette dernière est soutenue par Renaissance et MoDem et propose notamment « l’organisation des états généraux de la sécurité ».

Valentin Gabriac, Rassemblement national et UDR

Valentin Gabriac a été désigné tête de liste du Rassemblement national à Grenoble, soutenu par l’UDR. Le trentenaire a pour objectif de « remettre Grenoble en ordre ». Pour améliorer la sécurité de la ville, il propose notamment de « renforcer les patrouilles » de police, d’engager 150 agents supplémentaires, d’armer la police municipale et de créer un réseau de vidéoprotection.

Romain Gentil, Place publique et Parti radical de gauche

Romain Gentil est le chef de file de la liste « Grenoble capitale citoyenne », soutenue par Place publique et le Parti radical de gauche. Entrepreneur, il est devenu conseiller municipal d’opposition en 2021.

S’il était élu, il envisage de créer des maisons ou centres de santé, une police de proximité présente dans la ville et dans les transports en commun, mais aussi de développer des restaurants et des épiceries solidaires.

Nadia Belaïd et Thomas Simon, sans étiquette

Nadia Belaïd et Thomas Simon sont à la tête de la liste du Grenoble Alpes Collectif (GAC), qui se décrit comme citoyenne et participative. Nadia Belaïd est âgée de 58 ans, architecte et habitante de Grenoble depuis 1989. Thomas Simon a 35 ans et vit à Grenoble depuis dix ans.

Cette liste propose un « logement digne, adapté et accessible pour toutes et tous », ainsi que la mise en place d’une « police municipale de proximité et exemplaire ».