La bataille du Beffroi va avoir lieu. Après 24 années à la tête de la ville, Martine Aubry a démissionné en 2025 de son poste de maire de Lille, laissant la place à son premier adjoint Arnaud Deslandes. Peu connu au niveau national, le socialiste devra faire face à des candidatures qui pourraient mettre fin à la domination du parti à la rose dans la capitale des Flandres : le PS a toujours gouverné Lille depuis 1955.
Le Parisien fait le point sur les dix candidatures déclarées à ce stade.
Stéphane Baly, Les Écologistes
C’est sans doute celui qui a le plus de chance de faire tomber les socialistes. En 2020, Stéphane Baly avait échoué au second tour face à Martine Aubry, qui l’avait battu avec seulement 227 voix d’écart. En 2026, l’enseignant-chercheur en école d’ingénieur espère remporter le scrutin.
Arnaud Deslandes, Parti socialiste
Le maire sortant, qui a pris son poste suite à la démission de Martine Aubry en 2025, entend rester en poste. Vice-président de la Métropole européenne de Lille, Arnaud Deslandes a fait sa carrière en politique. Il a été collaborateur puis directeur de cabinet de Martine Aubry, avant d’être élu pour la première fois sur lors des municipales en 2020.
Lahouaria Addouche, La France insoumise
La suppléante du député LFI Aurélien Le Coq portera la liste insoumise. Cette mère de famille âgée de 42 ans, ex-travailleuse sociale désormais technicienne qualité chez un sous-traitant d’Airbus, est prête « à ouvrir une nouvelle page » pour la ville, où le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a fait de bons résultats en 2022 et 2024.
Violette Spillebout, Renaissance
Ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry désormais députée macroniste, Violette Spillebout retente sa chance après son échec en 2020, où elle avait terminé à la troisième place avec 20,58 % des voix au second tour. La parlementaire a notamment été co-rapporteure de la commission d’enquête sur Bétharram.
Louis Delemer, Les Républicains
Dans une ville dirigée par la gauche depuis des décennies, Les Républicains ont investi en juillet dernier Louis Delemer, un jeune de 32 ans collaborateur pour la majorité de droite au conseil départemental du Nord. Également passé par le Sénat, l’Assemblée nationale et la ville de Tourcoing, il a également travaillé à la Société générale.
Matthieu Valet, Rassemblement national
Le député européen Matthieu Valet, porte-parole du Rassemblement national, sera tête de liste du parti d’extrême droite dans la capitale des Flandres. Cet ancien policier de 39 ans, qui a été chef adjoint de la brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne et responsable syndical, est entré en politique à l’occasion des élections européennes de 2024.
Pierre Madelain, Lutte ouvrière
Professeur en lycée professionnel, Pierre Madelain est pour la première fois tête de liste du parti trotkiste à Lille pour une élection municipale. Mais il n’est pas inexpérimenté. L’enseignant s’était déjà présenté lors des élections législatives en 2022 et 2024 dans la 1re circonscription du Nord, remportée par Adrien Quatennens puis Aurélien Le Coq (LFI). Il avait alors obtenu 0,96 puis 0,54 % des voix.
Damien Scali, NPA Révolutionnaires
Toujours à l’extrême gauche, Damien Scali, un cheminot de 39 ans, conduira une liste du NPA Révolutionnaires, parti issu d’une scission avec le NPA (représenté par Philippe Poutou à l’élection présidentielle). L’objectif est de porter, lors du scrutin, « un message simple », plaide le candidat : « puisque c’est nous qui travaillons, c’est à nous de décider ».
David Metschies, Divers droite
Né en Côte d’Ivoire, ce jeune de 30 ans passé par Les Républicains conduit une liste « Lille Prospère » et se présente comme « libéral-conservateur ». Il promet de faire de la capitale des Flandres « une ville qui prospère, qui protège et qui partage ».
Baptiste Roussel, Sans étiquette
« Au-delà des partis ». Le dernier candidat aux municipales à Lille se présente sans aucune étiquette partisane. « Je porte une candidature d’idées, pas de parti », assure Baptiste Roussel, qui propose un programme construit avec les habitants.