La jeune fille âgée de 15 ans a été attirée dans un guet-apens par six jeunes, trois garçons et trois filles, lundi à Saint-Étienne. Après l’avoir tabassée, les suspects ont diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux.
La vidéo de l’agression est d’une violence rare. Une jeune fille de 15 ans a été rouée de coups ce lundi par six jeunes – trois garçons âgés de 15 à 17 ans et trois filles de 13 à 14 ans – à Saint-Étienne. Frappée au visage, traînée au sol, la victime a été retrouvée par la brigade anticriminalité en état de choc après la violente agression qu’elle venait de subir.
Selon une information du Progrès, confirmée au Figaro par une source judiciaire, l’adolescente aurait envoyé dans les jours précédents une vidéo intime à un jeune homme avec qui elle devait avoir rendez-vous ce lundi, près de la cité du design de Saint-Étienne. Arrivée sur place, elle fait alors face à trois garçons et trois filles qui vont la tabasser et lui voler ses effets personnels. Cinq agresseurs l’ont rouée de coups pendant qu’un sixième filmait la scène pour la diffuser sur les réseaux sociaux. Prise en charge à l’hôpital, la victime a reçu cinq jours d’ITT pour diverses ecchymoses, œdèmes et plaies, indique le parquet de Saint-Étienne.
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Les suspects jugés en avril
La vidéo d’une durée de quarante-cinq secondes diffusée sur Snapchat a été saisie par les policiers, qui ont arrêté les six mineurs mis en cause le soir même. Tous reconnaissent avoir participé à ce guet-apens. Seul un d’entre eux était déjà connu de la justice. Déférés devant le parquet, ils se sont vus remettre une convocation devant le tribunal pour enfants pour êtres jugés le 8 avril des chefs de «violences volontaires en réunion et avec guet-apens», «vol d’opportunité des effets de la victime» et pour celui qui a filmé «complicité de violences et diffusion de la vidéo des violences».
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Cinq ont été placés sous contrôle judiciaire avec obligation de respecter un couvre-feu de 22 heures à 6 heures, interdiction de contact entre eux et avec la victime et obligation de travailler ou suivre une formation. Quatre se sont par ailleurs vus imposer une obligation de soins et trois une obligation de respecter les termes d’un placement, conclut le parquet.