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Vendredi, à la veille de recevoir Bayonne à Ernest-Wallon (21 heures), ce samedi 31 janvier à l’occasion de la 16e journée de Top 14, l’entraîneur des avants « rouge et noir » a évoqué la semaine particulière vécue par les Toulousains en l’absence de nombreux internationaux.

Comment avez-vous préparé ce match pour lequel vous serez privés de 11 internationaux français ?

On est rodés au fait que beaucoup de joueurs soient pris. C’est une demi-surprise au final. On avait un petit peu anticipé les choses en préparant en amont les joueurs qui allaient jouer pendant cette période, comme on fait depuis un petit moment déjà.

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Où en êtes-vous au niveau des talonneurs ?

On a suffisamment d’effectifs pour assumer les deux postes, puisque Guillaume Cramont est remis de blessure (épaule, NDLR). Donc on aura Thomas Lacombre et Guillaume qui seront là pour assumer le poste. Mais c’est sûr qu’il y a eu pas mal de joueurs pris devant donc on a travaillé en conséquence avec la qualité qui est la nôtre. Même s’il y a eu autant d’absents, on a quand même fait une bonne semaine d’entraînement. On a senti les joueurs tous concernés par cet événement.

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Vous sortez d’une prestation très aboutie sur les ballons portés et globalement sur le jeu d’avants. Comment travaille-t-on malgré tout avec toutes les absences ?

Il y a une forme de continuité dans le travail qui a été amorcé il y a quelques semaines déjà avec tout le groupe des avants, et cela a porté ses fruits contre Pau. Ceux qui sont partis comme ceux qui sont restés avaient travaillé de la même façon, donc la semaine a été qualitative puisque nos références, nos attendus, en particulier sur la touche ou les ballons portés par exemple, sont les mêmes. Les joueurs ont l’habitude de jouer et de s’entraîner ensemble mais il y a ce supplément d’énergie, de ressources, inhérent à ces périodes où les joueurs se resserrent entre eux. Et nous aussi, le staff, avec eux. C’est un supplément d’âme qui fait qu’on a fait une bonne semaine.

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Comment le fait de se resserrer se traduit-il dans la semaine ?

Pas trop de manière verbale. Ce sont plus des attitudes. On sent qu’on a plus l’attention des joueurs quand on parle, qu’eux communiquent un peu plus sur des petits détails. Des petits signes qui montrent que les joueurs sont un peu plus connectés dans cette période parce qu’on est moins nombreux.

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Êtes-vous tentés de réduire la voilure et d’aller sur des choses plus simples ?

Sans dévoiler quoi que ce soit, nous en fait, on joue notre jeu. Le plan n’a pas été réduit plus que ça. On s’adapte forcément un petit peu à l’adversaire mais de façon générale, on est quand même focus sur notre façon de faire, notre façon de jouer, notre façon de s’entraîner. Et ça porte ses fruits. Donc il y a forcément eu quelques petites modifications stratégiques pour contrer l’adversaire. Mais au final, l’état d’esprit et les entraînements ont ressemblé à la semaine passée, même s’il y avait pas mal d’absents.

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Vous allez conclure un très long bloc. Y a-t-il eu comme mot d’ordre de mettre un dernier coup de collier avant les vacances ?

Non puisque l’équipe a été vraiment régénérée et qu’il y a eu du turnover. Le club a fait appel à toutes ses ressources pour qu’on puisse faire des entraînements avec notamment pas mal de jeunes. Ces joueurs-là ont amené une autre énergie. Ce qui est à noter, c’est que c’est notre troisième match à domicile avec la Coupe d’Europe et deux matchs de championnat. Ce match de Bayonne doit valider le match de Pau pour qu’on finisse ce bloc de la meilleure des manières. Ce n’est jamais évident de recevoir deux fois d’affilée et on s’est préparés en conséquence.

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Comment reçoit-on une équipe qui traverse des turbulences, qui n’est pas au même niveau que l’an passé ?

J’ai peu de choses à dire sur Bayonne. Nous, on est juste contents de les recevoir en doublon. Cela fait plusieurs saisons qu’on les reçoit à cette période-là. Il y a toujours cette joie de les recevoir et de faire un gros match. On sait qu’ils seront forcément prêts puisqu’ils ont perdu chez eux contre Castres. On sait aussi que leurs sorties à l’extérieur n’ont jamais été bonnes jusqu’à présent. On sait leur capacité à se remobiliser pour ce match-là particulièrement. Nous, on sera aussi prêts de notre côté, donc rien de plus à dire.

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En l’absence d’Antoine Dupont et Julien Marchand, l’équipe sera menée par Jack Willis. Quel capitaine est-il ?

C’est un joueur forcément exemplaire, on le sait tous. Et puis, c’est quelqu’un d’assez solaire, qui rayonne aussi pas mal autour de lui, qui amène aussi les joueurs autour de lui. Il a cette capacité à rassembler les joueurs, donc c’est important. Et après, il y a la relation qu’il a avec l’arbitre. C’est un joueur qui est intelligent et qui est capable aussi par moments de redescendre son intensité pour garder son sang-froid afin d’aller dans la communication avec l’arbitre. On sait que c’est important maintenant, cette communication-là. Donc c’est un joueur qui est capable de mettre beaucoup d’intensité, de rassembler autour de lui et aussi d’avoir cette communication importante. C’est un joueur qui est dans les standards du poste donc c’est pour ça qu’il est capitaine.