Plusieurs membres du Printemps montpelliérain, Jean-Louis Roumégas en tête, ont tenu une conférence de presse ce vendredi 30 janvier après le départ de certains de leurs colistiers.
Touché mais pas coulé. Après le départ de plusieurs colistiers dont Julia Mignacca vers LFI et Guilhem Vern vers les écologistes de la majorité municipale, le Printemps montpelliérain poursuit l’aventure autour de Jean-Louis Roumégas. C’est en tout cas le message que ses militants ont fait passer, ce vendredi 30 janvier, lors d’une conférence de presse. « On n’est ni à louer ni à vendre ! »
« Une opération nationale »
La tête de liste, Jean-Louis Roumégas déplore « une opération nationale, en vue de la primaire de la gauche unitaire prévue le 11 octobre, pour désigner un candidat à la présidentielle ». Le député reconnaît que « cette hémorragie a fait du mal au groupe local écologiste ». Coralie Mantion y voit un juste retour des choses : « Ce sont des insoumis et des socialistes qui rentrent à la maison ». Serge Martin (SDE) analyse la séquence comme « une opération coordonnée du PS et de LFI pour abattre le Printemps montpelliérain ».
« Des tentatives de récupération »
Ana Bentouré, militante de L’Après, balaie l’épisode : « Nous on fait de la politique pour les habitants, le reste c’est de la littérature. Le problème, c’est le risque de dégoûter les gens ». Pire, pour Tarek Kawtari, représentant l’Assemblée des quartiers populaires, qui dénonçait « des tentatives de récupération avec des postes à la clé sans même discuter du programme. Je pensais qu’on avait tourné la page de ce genre de méthodes ». Une chose est sûre. C’est que d’autres pages vont s’écrire à nouveau d’ici le dépôt des listes le 26 février.
À nouveau un débat avec les militants écologistes
Le bureau régional a voté jeudi, en soirée, la tutelle qui organisera une consultation des adhérents écologistes-EELV de Montpellier. Absent de la conférence de presse, Nordine Maktoubi, porte-parole du parti Les Ecologistes-EELV et « garant du bon fonctionnement du groupe local », indique que « le débat sera organisé de façon à ce que les adhérents se prononcent sur la stratégie pour les municipales en vertu du principe de subsidiarité au cœur de notre ADN ».