4 h 30 de réunion et d’arbitrage. C’était entendu, la réunion de conseil d’administration effectuée ce vendredi 30 janvier au Rectorat de l’académie Nancy/Metz allait tirer en longueur. Après les annonces confuses du ministère de l’Education nationale, passées, entre lundi et jeudi, d’inquiétantes 4 032 à 3 256 suppressions de postes afin d’être en adéquation avec le projet de loi de finance, cette réunion devait décider du découpage par département des 240 postes (1er et 2nd degrés confondus) à supprimer au sein de l’académie.

Conclusion de ce conclave pour le 1er  degré : La Meurthe-et-Moselle perd 53 postes, la Moselle 45, les Vosges 37 et la Meuse 17.

Huit postes sont créés pour la mise en œuvre de la réforme de formation à l’enseignement soit un total de 144 postes. Pour le second degré, le bilan est de 96 suppressions de postes dans l’académie.

Les élections municipales d’abord

Secrétaire général du SNES-FSU Lorraine, Bruno Henry soulignait : « En huit ans, les lycées professionnels ont gagné 500 élèves et perdu 31 enseignants. Dans le même laps de temps, les collèges ont perdu 200 postes mais pour l’amélioration du climat scolaire, aucun poste de CPE, infirmières, de psychologue, d’AED n’est annoncé. »

La dureté de la dent des syndicats est à la hauteur du plat servi et dur à avaler. Les conjonctures économiques et démographiques ont dicté ce coup de canif dans les effectifs. Une échéance que redoutait la responsable SNUipp 54, Anne Hautenauve : « Il y a deux ans pour la Meurthe-et-Moselle, la suppression de 54 postes a abouti à une centaine de fermetures de classe. Donc on attend de voir ce qu’il va se passer avec 53 suppressions de postes. Logiquement, il y a des créations de postes pour les nouvelles structures de gestion des AESH (NDLR : 11 postes dédiés aux accompagnants d’élèves en situation de handicap) donc des enseignants qui ne seront plus en classe. C’est une équation où les plus font des moins. Le directeur départemental d’académie doit fixer le cap. »

Place donc à la prochaine phase avec l’élaboration de la carte scolaire effectuée avec une communication auprès des municipalités où sont implantés des groupes scolaires et école. Une étape assurément délicate et à démarrer après les élections municipales.