Après le succès du Biarritz olympique face à Grenoble (25-15), l’entraîneur en chef du club basque, Boris Bouhraoua, a estimé que le changement de stratégie sur le jeu au pied à la pause a été déterminant. Il a, aussi, apprécié la réaction des siens une semaine après la contre-performance à Dax.

Boris, comment analysez-vous ce succès ?
C’était sûr que ce serait un bras de fer. Grenoble est habituée à ces matchs, elle a des standards de haut niveau sur beaucoup de points. Ils avaient un facteur X à l’aile (Rasaku, NDLR), on l’a payé cash. À 22-8, on voulait accélérer, mais c’était un bras de fer. Grenoble nous a battus sur le territoire en première période parce que nous avons laissé tous les rebonds. Il fallait des jeux au pied plus bas. Dès qu’on a réussi à faire courir leur troisième rideau, nous avons regagné le territoire. À la pause, nous avons aussi réglé deux ou trois trucs sur la bascule pour pouvoir chasser plus vite. La conquête a été très stable, c’était une vraie conquête de Pro D2, une vraie mêlée de Pro D2. La touche offensive ou défensive a été excellente.

Êtes-vous rassuré sur l’état d’esprit du groupe ?
Je n’ai jamais été inquiet là-dessus. Je suis rassuré sur le fait qu’on ait tenu sur un vrai match de Pro D2. La semaine dernière, on a perdu le bras de fer parce qu’on n’a pas été bons sur le territoire. Là, on a fait un vrai match de Pro D2 de janvier, avec des bases respectées : la conquête, la défense et le jeu au pied. Le rebond est important. La semaine dernière, on était complètement au fond du seau. C’est intéressant de voir le rebond de l’équipe.

Votre équipe aurait-elle été capable de l’emporter sans sa supériorité numérique ?
Oui, mais cette supériorité numérique, nous sommes allés la chercher avec la stratégie… Les téléspectateurs et les spectateurs se sont peut-être un peu ennuyés, mais c’était un vrai match de rugby, avec des ballons portés. Je n’en ai rien à faire que ce ne soit pas spectaculaire. Quand tu as trouvé quelque chose qui marche, il faut le garder. Je suis très content de la conquête, un secteur sur lequel nous avons été très critiqués. J’entends que les gens n’étaient pas contents à cause du jeu au pied, mais le rugby, ce n’est pas que faire des passes…

Comment s’est passée la semaine après la défaite à Dax ?
Il y a eu une explication de texte. C’est bien de voir la réaction, comment on se rattrape, chacun dans son rôle. Le mien, c’était de gueuler et ça a gueulé très fort. Des joueurs ont été piqués et il y a eu une réponse. Il y a eu le rebond que l’on attendait.