Visite officielle du Premier ministre britannique Keir Starmer en Chine

31 janvier

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a achevé fin janvier une visite officielle en Chine, la première d’un dirigeant britannique depuis huit ans, qui a été qualifiée de fructueuse par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Selon Pékin, cette visite marque une étape importante dans la relance et le renforcement des relations bilatérales entre la Chine et le Royaume-Uni, dans un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques et économiques.

Dès son arrivée à Pékin, Starmer a souligné l’importance de renouer le dialogue stratégique entre les deux pays. À la suite de ses entretiens avec le président chinois Xi Jinping, les deux dirigeants ont convenu de bâtir un partenariat stratégique global, cohérent et de longue durée, en appelant à transcender les différences politiques pour concentrer leurs efforts sur des intérêts mutuels. Pékin a insisté sur le fait que, malgré les divergences, notamment sur des questions sensibles, l’objectif principal reste une coopération gagnant-gagnant pour maintenir la paix mondiale et promouvoir le développement économique des deux nations.

Sur le plan économique, la visite a donné lieu à une série de résultats concrets. Parmi les avancées majeures : la réduction des droits de douane sur le whisky écossais, la signature de nombreux accords couvrant l’agriculture, le commerce, la finance, la santé, l’éducation et la régulation des marchés, ainsi que l’annonce de la reprise de dialogues institutionnels, comme la relance du dialogue de haut niveau sur la sécurité et l’organisation de nouvelles rondes de coopération économique et financière. Une attention particulière a été portée sur la création d’un partenariat sino-britannique sur le climat et la nature et la tenue de rencontres régulières entre entreprises et autorités des deux pays.

Parmi les points les plus visibles pour les citoyens, la Chine a exprimé sa volonté d’envisager un assouplissement unilatéral des règles de visa pour les ressortissants britanniques, facilitant ainsi les voyages d’affaires et touristiques. Cette mesure, si elle est mise en œuvre, devrait encourager les échanges humains et commerciaux à une échelle plus large.

Les médias d’État chinois ont décrit la visite comme un signal d’« économie pragmatique » et une opportunité pour les entreprises des deux pays de renforcer leur présence mutuelle. Selon ces commentaires, l’agenda économique de Starmer a été accueilli positivement, car il reflète une volonté d’aller au-delà d’un discours uniquement politique pour se concentrer sur des bénéfices concrets, comme l’investissement, l’innovation technologique, ou les échanges commerciaux. Cette lecture met l’accent sur la priorité donnée aux résultats pratiques dans un contexte où de nombreux pays cherchent à stabiliser leurs relations avec la Chine dans un environnement mondial incertain.

La visite de Keir Starmer intervient dans un contexte international plus large, où plusieurs dirigeants européens ont récemment intensifié leurs engagements avec Pékin, cherchant à équilibrer leurs relations avec la Chine face à des incertitudes persistantes dans les alliances traditionnelles. Cette tendance traduit une volonté partagée de plusieurs pays de diversifier leurs partenariats stratégiques tout en répondant aux défis économiques et géopolitiques du XXIe siècle.