Le XV de France a retrouvé Marcoussis, son centre d’entraînement, ce lundi 26 janvier. Au menu : la préparation du choc face à l’Irlande au Stade de France, jeudi 5 février. Le premier match pour tenter de garder le titre acquis lors de la dernière édition du Tournoi des Six Nations.
Pour cette nouvelle édition, dont le dénouement sera connu le samedi 14 mars à l’issue du crunch entre les Bleus et l’Angleterre, la France s’érige en grande favorite, si l’on en croit les sites de paris sportifs. Winamax, Betclic et Parions Sport affichent tous trois une cote à 1,65 pour les Bleus.
Ce choix intervient malgré les absences surprises des cadres Damian Penaud, Grégory Alldritt et Gaël Fickou dans le groupe de préparation. Malgré celle, aussi, de l’ouvreur Romain Ntamack, touché à un rein et indisponible au moins jusqu’au 15 février.
Le XV de France est surtout le dernier vainqueur du Tournoi, en 2025. Et il vise à conserver son titre. Le programme des matchs est également à prendre en compte : cette année, les Bleus ne se déplaceront que deux fois, contre l’Écosse (samedi 7 mars) et contre le Pays de Galles (dimanche 15 février).
Lundi 26 janvier, lors de la conférence de lancement du Tournoi à Édimbourg, La France et son statut de favori était au centre des discussions. « Si vous regardez la profondeur du squad français, vous pouvez peut-être penser qu’ils sont les mieux placés pour remporter le Tournoi », estime Caelan Doris, capitaine irlandais. « Oui, les Français sont favoris », affirme quant à lui le sélectionneur anglais, Steve Borthwick, avant d’évoquer diverses raisons : le match contre son équipe qui aura lieu au Stade de France le dernier jour du Tournoi, la présence d’Antoine Dupont ou encore le bon management de Galthié.
Gonzalo Quesada, actuel entraîneur de la Squadra Azzurra et ancien entraîneur des Bleus (de 2008 à 2011 en tant qu’adjoint), avance quant à lui d’autres arguments : « Quand tu peux te passer de joueurs comme Gaël Fickou, Damian Penaud et Grégory Alldritt parce que tu as encore mieux, ça montre le niveau. Avec cet encadrement, l’expérience accumulée et le fait de jouer trois matchs à la maison, ils sont logiquement les favoris. »
Les Anglais juste derrière, les Irlandais en embuscade
Derrière les hommes de Galthié, on retrouve la sélection anglaise, avec une cote à 3,40, toujours selon les bookmakers. Elle pourrait encore baisser, car Steve Borthwick espère encore le retour de cinq joueurs blessés (Fin Smith, Tom Roebuck, Ollie Lawrence, Ben Curry et Fin Baxter) d’ici le 7 février, pour la première rencontre face au Pays de Galles.
En pleine confiance, le XV de la Rose en est à 11 victoires de suite, avec notamment un succès probant sur les All Blacks néo-zélandais en novembre. Ils n’ont plus perdu depuis un an et l’ouverture du Tournoi 2025 (défaite 27-22 en Irlande).
L’Irlande, justement, après son doublé en 2023 et 2024, et toujours devant les Bleus au classement World Rugby, vient compléter le trio de tête des favoris, avec une cote à 7. Loin derrière la France, donc. Même si Andy Farrell a dû composer son groupe de 37 sans plusieurs joueurs, blessés, et notamment avec l’hécatombe au poste de pilier gauche, le sélectionneur pourra tout de même compter sur certains titulaires habituels.
Attention à l’outsider écossais
Du côté des outsiders, l’Écosse peut prétendre à créer la surprise, avec son groupe de 40 joueurs dont 6 évoluent en Top 14 ou Pro D2. L’imprévisible ouvreur Finn Russell disputera sa douzième édition du Tournoi. Sur les sites spécialisés, la cote est à 15 pour le XV du Chardon.
Les cotes les plus hautes reviennent à l’Italie et au Pays de Galles : 150 sur Betclic, et 250 sur Winamax et Parions Sport. L’Italie devra se passer en début de Tournoi de son ailier star, Ange Capuozzo, blessé au doigt depuis la fin décembre. Pour le Pays de Galles, qui n’a remporté que la cuillère de bois lors des deux dernières éditions, le scénario est pire : l’équipe devra faire sans son capitaine habituel, Jac Morgan, blessé également. Ces deux sélections devront tout de même se battre pour éviter la cruelle dernière place.
S’il maintient le même classement, Unibet semble plus nuancé, avec des cotes à 1,70 pour la France, 3,25 pour l’Angleterre, 6,50 pour l’Irlande, 15 pour l’Écosse et 100 pour l’Italie et le Pays de Galles.