Le dernier baromètre de la plateforme de gestion locative Monsieur Hugo révèle une forte disparité géographique et structurelle concernant les incidents de paiement, tout en soulignant l’efficacité du prélèvement automatique pour sécuriser les revenus fonciers.

Dans un marché locatif sous tension, la régularité des paiements demeure une préoccupation majeure pour les propriétaires-bailleurs. Alors que la moyenne nationale des retards de loyers avoisine les 21 % selon les données du secteur pour le premier semestre 2025, une nouvelle analyse nuance ce constat selon les méthodes de gestion employées. L’étude, menée par Monsieurhugo.com (http://www.monsieurhugo.com/) sur un échantillon de 1 175 loyers en décembre 2025, affiche un taux d’incidents réduit à 1,87 % pour les biens gérés via sa plateforme, mettant en lumière l’impact des outils numériques sur la sécurisation des baux.

Des disparités régionales marquées

L’analyse géographique des incidents de paiement place deux régions largement en tête : l’Île-de-France (27,3 %) et l’Occitanie (18,2 %), suivies par la région PACA (13,6 %). Si les chiffres sont élevés dans les deux cas, les causes diffèrent. En région parisienne, le taux d’effort des ménages est pointé du doigt : la hausse des loyers a progressé plus vite que celle des salaires, fragilisant même les classes moyennes dont le loyer dépasse souvent 35 % des revenus.

En Occitanie, la problématique est davantage liée à la précarité des revenus (CDD, intérim, saisonniers) et à un taux de pauvreté structurellement plus élevé, notamment dans l’ex-Languedoc-Roussillon. Dans ces zones, le moindre aléa de trésorerie se répercute immédiatement sur le paiement du logement.

Colocations et meublés : les profils à risque

Le type de bien et la nature du bail influencent considérablement la régularité des paiements. Les logements de 3 pièces et plus concentrent 59,1 % des retards. Ce chiffre s’explique en grande partie par les colocations, où la gestion budgétaire entre multiples occupants multiplie les risques d’impayés techniques.

De même, la location meublée est surreprésentée dans les incidents (68,2 %) par rapport à la location nue. Destinés à une population plus mobile (étudiants, jeunes actifs) aux revenus souvent plus instables, ces logements subissent de plein fouet les décalages de trésorerie des locataires. Le loyer moyen touché par ces retards se situe autour de 750 euros, un montant correspondant au cœur de cible des locataires modestes.

La technologie comme rempart aux impayés

Face à ces constats, l’automatisation des processus apparaît comme un levier de sécurisation efficace. Le baromètre note que le prélèvement automatique (SEPA) divise drastiquement les risques. « En décembre, alors que les dépenses des ménages ont explosé entre les fêtes et les charges de fin d’année, Monsieurhugo.com a affiché un taux de recouvrement de 97,8 % », a déclaré Bruno Cantegrel, fondateur de la plateforme.

Pour ce dirigeant, la solution réside dans le changement de statut du paiement : « Son secret ? Transformer le loyer en une facture automatique et prioritaire ». En automatisant la transaction, le loyer devient une charge fixe traitée prioritairement par les établissements bancaires, évitant les oublis ou les arbitrages financiers de fin de mois qui pénalisent souvent les virements manuels.

L’étude complète et les graphiques détaillés sont disponibles en ligne (https://fromsmash.com/GUee_gIHXp-ct).