Avec sa voix reconnaissable
entre mille, Roberto Alagna est
l’un des plus célèbres ténors du monde.
Mardi 27 janvier,
certains ont réalisé un rêve en allant le voir au Royal Opera House
de Londres, pour une représentation de l’opéra Turandot, de Giacomo Puccini.

Pourtant, ce soir-là,
tout ne s’est pas passé comme prévu
, et le chanteur a dû être
remplacé à la dernière minute. Et son remplaçant est loin d’avoir
fait l’unanimité. Mécontent, le public s’en est pris à lui en le
huant, allant même jusqu’à lancer des projectiles… une
représentation qui a viré au cauchemar.

Roberto Alagna malade en plein concert

Voilà plus de quarante ans que
Roberto Alagna se produit sur scène. Une longévité exceptionnelle
pour un chanteur lyrique. Avec plus de soixante rôles à son
répertoire, il est une référence dans le secteur. Du haut de ses
soixante-deux ans, il a chanté dans tous les opéras les plus
prestigieux du monde et continue encore de vivre de sa passion. Il
apparaît toujours sur les grandes scènes européennes et mondiales,
avec des rôles comme Calàf dans Turandot, comme c’était le cas à
Londres le 27 janvier.

Malheureusement pour lui, et
pour le public, Roberto Alagna n’a pas pu assurer
l’entièreté du spectacle.
Comme le rapport France Info,
au milieu du troisième acte, le chanteur lyrique a été
contraint de quitter la scène, suite à des problèmes de
santé
: “Roberto
Alagna s’est senti mal pendant la représentation de Turandot, ce
qui l’a empêché de terminer l’acte III. Nous lui souhaitons un
prompt et complet rétablissement”, a indiqué le Royal Opera
House le 29 janvier auprès de l’AFP. L’équipe a donc dû s’adapter
aux aléas du direct, et c’est Richard Hetherington qui, au dernier
moment, a remplacé Roberto Alagna dans le rôle du prince Calàf.
Mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

Londres : un opéra qui
vire au cauchemar

Ce soir-là, Richard
Hetherington n’avait apparemment rien d’un prince. Comme on peut le
lire dans The Times, il
était vêtu d’une paire de baskets et d’un sweat à capuche. Si, au
vu des circonstances, sa tenue aurait pu être excusée par le
public, sa prestation a laissé un goût amer aux spectateurs. Selon
nos confrères, il a chanté depuis les coulisses, tandis que le
chorégraphe incarnait le personnage sur scène. En plus de se faire
huer, il aurait été la cible de projectiles, sans
compter que certains spectateurs ont même quitté l’opéra avant la
fin de la représentation.

Suite à ce scénario
catastrophe et au mécontentement du public, le Royal Opera House a
remboursé 50 % des billets pour la représentation du 27 janvier et
a reconnu une “situation
exceptionnellement rare”.