Posted On 31 janvier 2026
Etienne Manteaux le Procureur de la République de Grenoble a « pointé du doigt la politique de la municipalité grenobloise en matière de vidéoprotection » raconte Benoit Bouy dans le DL (26/1/26) : « À Échirolles, à Saint Martin d’Hères et dans toutes les communes entourant Grenoble, les mairies travaillent de concert avec la police et la gendarmerie afin de mieux mailler leur territoire de caméras pour faciliter l’élucidation des crimes et délits. […] Je regrette qu’il n’en soit pas de même à Grenoble ou actuellement sur la voie publique. En dehors des caméras protégeant les bâtiments de la ville, seules 20 caméras fournissent des images utiles aux enquêteurs à Grenoble » a expliqué le Procureur.
Ajoutant : « Cela conduit à ce constat désolant qu’à Grenoble, les enquêteurs, pour reconstituer l’itinéraire de fuite des criminels, travaillent bien souvent à l’aveugle. S’il n’y a pas de témoins des faits, et encore, les témoins qui acceptent de parler aux forces de l’ordre, ou si les auteurs n’ont pas laissé d’ADN sur la scène de crime, les espoirs d’élucidation sont très faibles ».

Etienne Manteaux, Procureur de la République a mené la charge contre la majorité municipale grenobloise.
LE PROCUREUR RÉVÈLE QU’IL NE RESTE QUE 20 CAMÉRAS UTILES
Alors qu’à Valence le Procureur Laurent de Caigny, enterre l’affaire Piolle/Martin afin de ne pas gêner Laurence Ruffin qui couvre le tout, à Grenoble le Procureur met les pieds dans le plat à 50 jours des élections municipales. En révélant que Grenoble ne compte plus que 20 caméras utiles, il démolit directement la fable de « la centaine de caméras, dont on ne sait pas combien sont en état de marche », répétée par Eric Piolle et Laurence Ruffin.
LA LISTE RUFFIN TANGUE : LA MAJORITÉ SORTANTE A SACRIFIÉ LES GRENOBLOIS
Une fois de plus le mensonge grossier est révélé, affiché et ici par une autorité judiciaire d’habitude plus prudente. Faut-il que celle-ci et la police soient à bout pour intervenir ainsi dans le débat. La liste Ruffin est à nouveau mise au pieds du mur. C’est pourquoi ça tangue autant pour l’élaboration de son programme municipal. Place Gre’Net a révélé que la liste Rouge/Verts débattait de la possibilité d’implanter « des » caméras. Combien ? Mais le sujet fait controverse car le revirement, même modeste, reviendrait à démontrer que la majorité municipale sortante a bien sacrifié la sécurité des grenoblois sur l’autel de l’idéologie.
LE CANDIDAT LFI NE CHASSE PAS LES DEALERS MAIS AVALERAIT LES CAMÉRAS !
Et puis qu’en serait-il de Allan Brunon ,le candidat LFI dont Manuel Bompard annonce déjà son ralliement au second tour ? (DL du 31/1/26). Il avait pourtant annoncé qu' »on ne fera pas la chasse aux dealers ». Va t-il être lui aussi le nouveau tartuffe de l’opération ?

Alain Carignon et des membres du collectif « Réconcilier Grenoble » seront ce matin samedi à 11 heures aux côtés des policiers devant l’hôtel de police pour les soutenir
A. CARIGNON VOULAIT QUE LE CONSEIL MUNICIPAL SAISISSE LE PRÉSIDENT DE LA RÉGION
« Réconcilier Grenoble » a tout de suite réagi face à ces informations accablantes du Procureur de la République en proposant un voeu au Conseil Municipal de lundi qu’Eric Piolle a refusé de mettre à l’ordre du jour.
Alain Carignon voulait que le Conseil Municipal « saisisse le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes afin de lui demander confirmation de la proposition émise par Laurent Wauquiez, son prédécesseur, en juillet 2023, de financer à hauteur de 2 millions d’euros l’installation de caméras de vidéoprotection. En cas de réponse positive, il décide de proposer au Conseil municipal l’utilisation de ces crédits pour développer le réseau de caméras de vidéoprotection de la ville, attendu par les Grenoblois ».
LE PLAN SÉCURITÉ D’ALAIN CARIGNON EMBARRASSE TOUS LES CANDIDATS
Ce faisant il plaçait les conseillers municipaux devant leur responsabilité : ceux de la majorité municipale qui tergiversent avec Laurence Ruffin, Romain Gentil (Place Publique) pour qui la sécurité est un problème grave pour lequel il ne propose aucune mesure concrète d’action. Et tous les autres qui en parlent mais refusent les moyens : caméras, recrutement, PC opérationnel, armement… tout le plan sécurité d’Alain Carignon porté par des experts comme Jean-Claude Borel-Garin, ex N°2 du Raid, Guillaume Josserand, ex Commandant de Police et Roger Oria ex Major.

Insécurité : dans la continuité absolue de Piolle, Laurence Ruffin ne s’apitoie que sur elle-même, Alain Carignon s’occupe des grenoblois… (le Dauphiné du 28/1/26)
LES GRENOBLOIS AURONT À REPONDRE LE 15 MARS
On comprend qu’Eric Piolle ait voulu éviter la transparence sur ce sujet aussi. Surtout celui-là. Celui qui « se fout un peu des critiques sur l’insécurité » et sa candidate qui aurait du mal à dire qu’elle bouge sur les caméras avec des élus qui refusent les crédits de la Région pour les installer, ont préféré empêcher que la question ne soit posée au Conseil Municipal de lundi.
Mais ils ne peuvent empêcher qu’elle soit posée aux Grenoblois le 15 mars prochain. Ce sont les Grenoblois qui auront à y répondre directement.
