Boulevard de la Marne, comme tous les samedis, le marché populaire a ouvert aux aurores. Difficile de rater militants et candidats tracts à la main, affiches électorales géantes déroulées à leurs côtés. De quoi planter un décor politique, à six semaines des municipales. Mais certains ne sont pas dupes : « Ils sont là parce qu’il y a une élection, mais sinon on ne les voit jamais. Après les élections, ils disparaissent ! », pestent deux clients du marché qui n’ont « aucun espoir de changement ».

Un regard désabusé, que partagent d’autres clients du marché. Quelques achats dans le sac à dos, Yassine, 38 ans, un jeune actif strasbourgeois, ne s’intéresse « pas du tout » à la campagne : « Je ne…