La tête de liste Insoumise « Faire mieux pour Montpellier » a présenté ses vœux vendredi 20 janvier à la Carmagnole devant un parterre de militants.

Pour Nathalie Oziol, qui présentait ses vœux le 30 janvier en soirée à la Carmagnole, au cœur de Figuerolles, l’année 2026 démarre sous les meilleurs auspices. Entourée de ses colistiers habituels – Rhany Slimane, Livia Jampy et Antoine Bertrand –, la députée LFI a partagé sa satisfaction d’accueillir de nouveaux venus au sein de sa liste « Faire mieux pour Montpellier ». À savoir l’écologiste Julia Mignacca, la référente de Cause commune Alenka Doulain et Kevin Hoareau (Génération. s). « C’est le regroupement des forces qui se reconnaissent. »

Des combats locaux mis en avant

Placée sous le signe de la rupture, à commencer par « cinquante années du Parti socialiste à Montpellier », l’année 2026 sera aussi combative, a-t-elle prévenu. En préambule, Nathalie Oziol a donné la parole à trois Montpelliéraines : Lucie Mendez, riveraine de Cité Bergère à l’origine de la pétition pour sanctuariser cette terre maraîchère ; Gwen, directrice d’Uttopia 04, qui a défendu le droit au logement et appelé à « utiliser tous les bâtis vacants pour éradiquer le sans-abrisme » ; Myriam, étudiante et syndicaliste, qui a alerté sur la précarité des jeunes confrontés à des loyers hors de prix et à un manque de logements Crous.

« Le ton est donné », a résumé Nathalie Oziol, qui compte bien être fer de lance des luttes locales après son combat à l’échelon national. À commencer par celles contre « le Contournement ouest de Montpellier, l’urbanisation à tout va, l’annulation du jumelage avec Tibériade, la suppression de la charte de la laïcité… ».

Sept mesures du programme dévoilées

Ses colistiers ont dévoilé sept mesures pour « rompre avec le libéralisme et le macronisme local » : un restaurant municipal bio à petit prix ; un guichet unique municipal du droit au logement ; la sanctuarisation et la valorisation des espaces agricoles, défendue par Julia Mignacca ; la transformation du MOCO en « lieu ouvert pour la pratique libre des arts », selon Rhany Slimane ; l’instauration du référendum d’initiative citoyenne municipale, plaidée par Alenka Doulain ; mais aussi la création d’un pôle municipal de santé mentale et la mise en accessibilité des locaux, ainsi que la formation des agents à l’accueil des personnes en situation de handicap. Un programme auquel Jean-Luc Mélenchon apportera son soutien le 15 février prochain au Dièze.