Par

Gilles Rolland

Publié le

31 janv. 2026 à 17h02

Convivial et fédérateur, central dans le quotidien des Gersois depuis des décennies, le rugby peut aussi s’avérer risqué. En effet, sur le terrain, dans la mêlée ou en dehors, un mauvais coup est vite arrivé. L’histoire rocambolesque de Valentin Muradore, un joueur de l’AS Fleurance, le confirme de manière spectaculaire… et sanglante.

K.O pour le compte

Dimanche 25 janvier 2026. L’AS Fleurance, un club de rugby de Nationale 2, joue à Rumilly. Alors que le match touche à sa fin, Valentin Muradore, talonneur de 26 ans, effectue un plaquage et retombe la tête la première sur le talon du joueur qu’il vient de stopper. Touché au niveau crâne, le jeune homme se retrouve au sol, K.O.

Plaie béante et saignante

Contacté par Actu Occitanie, Valentin raconte : « Nous en étions à la 79e minute. Je me suis retrouvé au sol, Rumilly a marqué un essai et l’arbitre a sifflé la fin du match. Je suis alors sorti du terrain, sonné, en direction des cahutes, où j’ai fait un petit malaise vagal. Tout le monde est venu me voir, j’avais 30 minutes de jeu dans les pattes et ma plaie saignait vraiment beaucoup. Je n’ai jamais vu autant de sang de ma vie. »

Une impressionnante plaie barre son front, de l’arcade à la naissance du cuir chevelu. Valentin poursuit : « Une dame est venue me voir pour me proposer de m’emmener à l’hôpital d’Aix-les-Bains. J’ai alors commencé à marcher, le kiné m’a amené mes affaires et c’est là que mon ami Victor Colas, qui est aussi dans l’équipe, m’a dit que sa cousine, gynécologue, était présente et qu’elle pouvait me recoudre. J’ai tout de suite accepté. »

À la dure

Le jeune homme se rend alors dans les locaux de l’infirmerie du stade : « Tout le matériel était disponible. Bon, les gants étaient un peu trop petits et le fil à suturer aurait dû être plus fin… C’était un peu à la « one again ».

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Valentin se fait ainsi recoudre pendant une vingtaine de minutes. Quand on lui demande s’il a bénéficié d’une anesthésie, le talonneur répond : « Non, on a fait brut. J’ai juste pris du sucre et puis j’ai mangé pour reprendre un peu de jus. J’ai ensuite rejoint le bus et je suis rentré chez mois lundi matin à 4h. »

En pleine forme

Commercial de profession, Valentin consulte une infirmière dans la foulée, qui salue le travail effectué par la gynécologue. Elle lui recommande de surveiller l’évolution de la plaie et dès l’après-midi, le rugbyman se retrouve au volant de sa voiture, comme il le souligne : « Je n’ai pas arrêté de travailler, comme un dur à cuire. Franchement, pour l’instant, c’est net, propre et il n’y a aucune trace d’infection. Je dois juste voir mon médecin généraliste pour savoir s’il faudra avoir recours à la chirurgie. »

Moins d’une semaine après cette sanglante mésaventure, Valentin est donc de retour au travail. Son histoire a fait le tour du département (et au-delà) et tous ses clients lui témoignent beaucoup de sympathie.

Et concernant son retour sur le terrain ? Valentin préfère rester prudent : « Je pense que je vais me laisser un bon mois. Je préfère ne pas tenter le diable, il s’agit quand même de mon visage. »

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