Il ne lui a manqué qu’un succès pour que son exercice 2025 soit totalement réussi. Jordan Labrosse a multiplié les belles performances à différents moments de la saison. Alors que les départs ont été nombreux au sein de la WorldTeam française pendant l’intersaison, lui s’est réengagé pour trois ans. Preuve de la confiance que lui donne Decathlon CMA CGM. Avant de lancer sa saison 2026 ce dimanche lors du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise, le Rhodanien de 23 ans a livré ses ambitions à DirectVelo.
DirectVelo : Dans quel état d’esprit attaques-tu cette saison 2026 ?
Jordan Labrosse : Tout s’est bien passé lors des stages. Après mon premier Grand Tour, j’ai senti que ça n’avait pas mis longtemps à bien revenir quand j’ai repris les entraînements. La Vuelta a été bénéfique pour les pattes. Je n’ai pas eu de blessure, ni maladie en 2025. J’ai été performant toute la saison à part deux ou trois fois à cause d’allergies. C’est sur ce point-là que cette année, je vais faire en sorte de ne pas être gêné. Avoir été régulier sera bénéfique pour moi dans les années à venir.
Que retiens-tu de ta saison 2025 ?
2025 a été une super saison pour moi. Il y a trois ou quatre faits marquants. J’ai été bien en début de saison avec une 10e place à Murcia après avoir aidé Aurélien Paret-Peintre qui termine 2e, puis le lendemain à Jaen, j’arrive à faire un Top 5. Ça m’a permis d’être en confiance, de voir que je pouvais être devant, pour la suite de la saison. Ensuite, aux Strade Bianche, j’ai fait un Top 20 en WorldTour (17e, NDLR). En seconde partie de saison, je manque de peu la victoire d’étape à Burgos. Il aurait fallu arriver moins vite dans le virage. C’est comme ça… Puis la Vuelta s’est bien passée avec un Top 5 puis un Top 10.
« JE SUIS ATTACHÉ À CETTE ÉQUIPE »
Tu es l’un des rares coureurs qui étaient en fin de contrat à avoir re-signé…
Je suis attaché à cette équipe. J’ai été à la U19 puis j’ai fait mon parcours chez les U23. J’ai été accueilli à bras ouverts par Vincent Lavenu pour être mécano, au siège de l’équipe, et avoir ce double projet. Puis il m’a ouvert une deuxième porte pour passer professionnel. J’ai une histoire avec cette équipe. Je ne me voyais pas partir. Je n’avais aucune raison de le faire. J’aurais pu aller ailleurs mais je me sens bien dans l’équipe, elle me fait confiance. J’habite à Chambéry, ça joue aussi un peu. C’est pour toutes ces raisons que je suis toujours ici. On s’est vite mis d’accord.
Plusieurs coureurs dont tu étais proche sont partis. Ça ne te fait pas bizarre ?
C’est sûr que ça fait bizarre, ça change un peu mais il y a encore pas mal de Français. Au dernier stage, il y avait des coureurs comme Paul (Lapeira) et Noa (Isidore). Je trouve que c’est une bonne chose que l’équipe évolue dans ce sens. Elle veut devenir une grande équipe. Elle se rapproche du Top 3 mondial. De mon côté, elle me fait grandir. C’est top pour moi.
« DÉCROCHER UNE VICTOIRE »
Tu lances ta saison ce dimanche au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise… Où faut-il t’attendre cette saison ?
Je fais la Marseillaise et l’Étoile de Bessèges. Ensuite, j’irai au Tour de l’Algarve, à l’Ardèche, à la Drôme puis aux Strade Bianche. Il y aura aussi Milan-San Remo, avant de préparer les Ardennaises. Je veux bien commencer la saison, refaire aussi bien voire mieux aux Strade. Mon calendrier est assez proche de celui de l’an passé. Je sais où je vais. J’ai envie de bien faire sur les Ardennaises car je suis tombé l’an passé sur Paris-Camembert, et ça avait retardé ma préparation donc je n’étais pas forcément prêt.
Qu’est-ce que serait une saison réussie pour toi ?
De parvenir à décrocher une victoire. C’est ce qu’il m’a manqué en 2025. J’ai envie de faire aussi bien mais avec un ou plusieurs succès. Sur le début de saison, c’est axé sur le fait d’aider le leader au mieux mais j’aurai ma chance à des moments. Il y aura des leaders mais je serai en second rideau, au cas où…