Si Jack Willis a encore une fois été exemplaire dans le combat lors de la victoire de Toulouse contre Bayonne, Pierre-Louis Barassi a aussi su se montrer décisif pour son retour à la compétition. En face, Lucas Paulos et Sireli Maqala n’étaient pas dans un bon soir. 

Les tops :

Le troisième ligne anglais a l’habitude de montrer l’exemple quand il est sur un terrain. Encore plus quand il est capitaine du Stade toulousain durant les périodes de doublons. Une nouvelle fois, Jack Willis a tenu son rôle à merveille ce samedi soir. Omniprésent, il a touché un nombre incalculable de ballons, notamment sur les premières relances de jeu. Et il est toujours parvenu à avancer au contact. Dans des conditions très humides, son profil fut précieux, aussi bien dans les rucks qu’en défense, ou encore pour gêner les ballons portés adverses. Irréprochable. 

Sous la pluie, les matchs sont rarement idéaux pour les ailiers. C’était forcément le cas ce samedi soir… Et pourtant, Teddy Thomas est parvenu à se mettre en évidence. Sur les quelques munitions qu’il a eues à utiliser, notamment en première mi-temps, il a été un poison constant pour les Bayonnais, par ses crochets et sa puissance. Il a ainsi fini la partie en ayant battu trois défenseurs et réalisé un franchissement. Une belle partition, récompensée par le premier essai de la rencontre. Assurément, l’ancien Rochelais a prouvé qu’il continuait à monter en puissance.

  • Pierre-Louis Barassi : non noté

La première bonne nouvelle de la semaine, c’était de voir Pierre-Louis Barassi reprendre enfin l’entraînement à 100 %. Absent pendant deux mois et demi, après une commotion cérébrale subie avec le XV de France contre les Fidji en novembre, le trois-quarts centre international a reçu le feu vert pour un retour à la compétition. Sur le banc au coup d’envoi, il est entré en jeu à la 50e minute. Et quelle entrée ! Placé à un poste d’ailier auquel il évolue de temps en temps, il s’est offert une magnifique percée à l’heure de jeu. Moins de deux minutes plus tard, il aplatissait l’essai du break au bout d’une nouvelle action personnelle de grande classe. Pas de doute, il est déjà en forme. 

Les flops :

Il a été à son image, un joueur très engagé, parfois à la limite. Il met beaucoup d’intensité dans les contacts, aime imposer un rapport de force, mais ça se transforme souvent en nervosité mal maîtrisée. Le deuxième ligne bayonnais a coûté cher à son équipe, sanctionné à plusieurs reprises. Il doit apprendre à canaliser son agressivité s’il veut passer un cap et ne plus être ciblé par les arbitres.

Il était attendu comme un facteur X offensif, capable de faire basculer un match par ses appuis et sa puissance. Mais sur cette rencontre, il est totalement passé à côté de son sujet. En attaque, il a paru fébrile, hésitant dans ses prises de balle, rarement dans l’avancée. Là où on espérait des percussions franches et des différences individuelles, il a surtout offert des ballons rendus ou des actions avortées. Défensivement, il a enchaîné les plaquages manqués et mis l’équipe sous pression. Cette accumulation d’erreurs a logiquement conduit à  un carton jaune. Et fait marquant, il n’est pas revenu sur le terrain après sa sortie.  Au final, c’est une prestation très décevante, loin des standards attendus pour un joueur de son calibre. 

Les notes de Toulouse

15. Blair Kinghorn : 5/10
14. Teddy Thomas : 7/10
13. Paul Costes : 6,5/10
12. Santiago Chocobares : 6,5/10
11. Matthis Lebel : 5,5/10
10. Valentin Delpy : 5,5/10
9. Paul Graou : 7/10
8. Alexandre Roumat : 6,5/10
7. Léo Banos : 6,5/10
6. Jack Willis : 8/10
5. Clément Vergé : 7/10
4. Joshua Brennan : 6,5/10
3. Paul Mallez : 7/10
2. Thomas Lacombre : 6,5/10
1. David Ainu’u : 6,5/10

Les notes de Bayonne :

15. Yoham Orabé : 5/10
14. Tom Springs : 5,5/10
13. Sireli Maqala : 3/10
12. Guillaume Martocq : 3/10
11. Arnaud Erbinartegaray : 4,5/10
10. Joris Segonds : 5/10
9. Baptiste Germain : 4,5/10
8. Rob Leota : 6/10
7. Baptiste Heguy : 5,5/10
6. Rodrigo Bruni : 5/10
5. Lucas Paulos : 3/10
4. Ewan Johnson : 4/10
3. Luke Tagi : 4/10
2. Facundo Bosch : 3,5/10
1. Ignacio Calles : 4/10