Lors de son allocution du 5 mars 2025, Emmanuel Macron avait annoncé vouloir ouvrir un débat stratégique sur l’extension de la dissuasion nucléaire française à d’autres pays européens. En clair, un partage de la protection et de la dissuasion nucléaire de l’Hexagone avec d’autres alliés européens. Selon Le Figaro, ce 29 janvier, le chancelier allemand Friedrich Merz est revenu sur ce sujet : « Nous devons prendre un certain nombre de décisions stratégiques et militaires, mais pour l’instant, le moment n’est pas venu. »

Friedrich Merz a annoncé vouloir « discuter avec d’autres pays européens d’une dissuasion nucléaire commune ». Il ajoute que « ces discussions sont en cours » et qu’elles « ne sont pas non plus incompatibles avec le partage d’armes nucléaires avec les États-Unis ».

Une volonté d’alliance nucléaire qui respecte les traités internationaux

Le président de la commission parlementaire de la défense, Thomas Roewekamp, a précisé que même si l’Allemagne ne possède pas d’ogives ou de missiles, le pays bénéficie « d’un avantage technologique significatif que nous pourrions mettre au service d’une initiative européenne commune ».

L’Allemagne est interdite de posséder l’arme nucléaire depuis 1969, suite au traité historique de non-prolifération nucléaire. L’État allemand n’a pas le droit de développer l’arme nucléaire, mais du fait de son adhésion à l’OTAN, le territoire d’outre-Rhin partage déjà certaines armes nucléaires américaines sur son sol. La France et le Royaume-Uni sont les seuls pays européens à posséder leurs propres armes nucléaires.