L’USAP s’est inclinée contre le Racing 92 ce samedi à Paris La Défense Arena (37-31). Les premières réactions, à chaud.
Laurent Labit (manager de l’USAP) :
« On était venus pour prendre des points, c’était notre ambition. Depuis deux mois, on est en confiance à domicile. Et on veut la trouver à l’extérieur. On a raté les deux entames de mi-temps, qui nous coûtent cher. On n’était pas loin du scénario dont on avait parlé cette semaine. On avait essayé de s’adapter au Racing avec une équipe programmée pour répondre. On s’est mis en danger sur nos propres ballons, et il a fallu attendre les dix dernières minutes pour que nos trois-quarts arrivent à faire trois passes… Mais on voit qu’on a les moyens de rivaliser avec ce genre d’équipe. Je suis très fier du caractère. La 12e place ? On espérait faire un résultat ici, et que Lyon perde à La Rochelle pour se donner rendez-vous dans quelques semaines… À la fin, je savais que Lyon avait gagné à La Rochelle (24-44), donc un point ça n’aurait servi à rien… »
Lucas Velarte (capitaine et troisième ligne de l’USAP) :
« On n’était pas loin. Mais c’est trop compliqué de démarrer le match comme ça, puis avec ce trou d’air en seconde mi-temps. On voulait vraiment gagner ce match, et on pouvait encore sur la dernière action. En plus, on savait déjà le résultat de Lyon à La Rochelle. On ne perd pas le match à la fin, c’est sur nos entames. Je ne comprends pas comment on peut faire ça ! Mais ce genre de rencontre nous prépare à l’access-match, parce qu’il va falloir apprendre à gagner à l’extérieur. On est sur une nouvelle dynamique, on le voit. On ne lâche rien. Il y a un état d’esprit. Notre jeu se met en place. On se prépare à la suite. On ne ramène rien, mais je crois encore au maintien direct. »
Théo Forner (arrière de l’USAP) :
« Beaucoup de regrets. On ne se le rend pas facile avec nos deux mauvaises entames. Mais on s’est accrochés. On est une équipe qui ne lâche jamais rien et on l’a montré jusqu’à la fin. On n’a pas assez gardé le ballon à mon sens. On est mal revenu à la mi-temps, on a été dominés sur les impacts. On n’a pas réussi à avoir le momentum. C’est dommage qu’il n’y ait pas la victoire au bout. »
Patrice Collazo (manager du Racing 92) :
« Les gens ne se rendent pas compte de comment c’est dur de gagner un match de Top 14. On a été très intenses en attaque. Par contre, quand on a dû défendre notre ligne, Perpignan a marqué très facilement. On a été agressifs avec le ballon, mais passifs sans. En deuxième mi-temps, stratégiquement, on a été parfaits. Mais bon, déjà que c’est compliqué de jouer à 14 contre 15, alors à 14 contre 16… Il ne faut pas crier au vol, mais Perpignan aurait pu prendre plus de cartons, notamment en mêlée. »
Max Spring (ailier du Racing 92) :
« Un peu fatigué sur la fin, je ne m’attendais pas à courir partout comme ça à la 78e… On a eu des occasions pour tuer le match, mais notre indiscipline nous a coûté trop cher. Et, à la fin, on a payé le fait d’avoir joué à 14 voire 13. »