Par
Nicolas Zaugra
Publié le
31 janv. 2026 à 11h39
Environ 600 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées vendredi soir pour écouter Bruno Bernard, président sortant de la Métropole de Lyon et candidat à sa succession. L’écologiste a tenté de rassembler militants, élus et citoyens pour empêcher une bascule de la collectivité à droite et au centre. Les sondages donnent Véronique Sarselli (LR) soutenue par Jean-Michel Aulas, gagnante en mars prochain.
Le candidat a défendu son projet qui est une « nouvelle étape » face selon lui à des « discours caricaturaux », « des projets infinançables » qui « attaquent les services publics », a-t-il dit depuis le Centre nautique Tony Bertrand (7ᵉ).
« Fier de notre bilan »
Après les prises de parole de Kheira Boukralfa, tête de liste sur la circonscription Lyon-Centre, de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, tête de liste Lyon Sud-Est, et d’Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin, Bruno Bernard a d’abord défendu son bilan dont il est « fier ». Il affirme que son projet « n’est pas une simple continuité, mais une nouvelle étape sur ce qui a bien fonctionné et qui aurait pu mieux fonctionner », a-t-il reconnu.
« La campagne de 2020 a changé ma vie comme celle de milliers de Grands Lyonnais.
En face on a le vieux monde qui s’agite, qui veut nous amener au siècle dernier », a attaqué Marie-Charlotte Garin qui se lance dans le grand bain de la Métropole.
« On a accompagné toutes les communes, réparé des injustices de plusieurs décennies comme le T9 et le T10. Comme nous allons être réélus, ça sera le T8 qui reliera les banlieues entre elles », a complété la maire PS de Vaulx-en-Velin.
« Nos adversaires sont prêts à tout »
Bruno Bernard a multiplié les attaques contre le duo Sarselli-Aula ou encore le RN « parti pas comme les autres ».
« La campagne repose sur deux visions très différentes de la Métropole de Lyon
Nous incarnons le bien commun et l’intérêt général, le bien-être des habitants, les solidarités, l’innovation, on a fait diminuer la pollution et les accidents de la route », défend le candidat.
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L’élu écologiste, inconnu il y a six ans, a de nouveau dénoncé des projets infinançables » de Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas « qui vont creuser des tunnels mais surtout les inégalités entre habitants », a-t-il dit sur scène en référence aux projets de méga-tunnel sous Lyon et le métro E. « Nos adversaires sont prêts à tout », selon Bruno Bernard citant des « mensonges » de ses principaux adversaires :
Ils prétendent que la pollution augmente alors qu’elle a beaucoup baissé. Ils affirment que notre politique nuit à l’industrie alors que 50 000 emplois nets ont été créés. En face, nous avons la droite de Laurent Wauquiez qui a proposé de faire sortir toutes les personnes de l’hébergement d’urgence sans titre ni droit. Aulas ne veut plus accepter l’hébergement des enfants à la rue dans les écoles de la ville (…) Aulas a même fait croire qu’il était responsable de l’UNEF pendant mai 68.
Bruno Bernard
« Réaménager les berges du Rhône », encadrer les loyers, « végétaliser massivement »
Bruno Bernard a largement défendu son programme, déjà largement présenté ces derniers jours. « Nous poursuivrons la végétalisation massive des espaces publics », a-t-il dit en citant le projet de rive droite du Rhône. « On est ici sur les quais du Rhône réaménagés il y a 20 ans. La droite avait les mêmes arguments qu’aujourd’hui pour critiquer le projet de la rive droite. Avec Grégory Doucet nous allons transformer la rive droite (…) pour que le territoire soit vivable dans le futur ».

La députée écologiste Marie-Charlotte Garin est candidate à la Métropole de Lyon dans la circonscription Sud-Est. (©Nicolas Zaugra/ actu Lyon)
Malgré les nombreuses critiques durant le mandat, il dit vouloir « poursuivre l’aménagement des Voies lyonnaises pour continuer à se déplacer en toute sécurité sans conflits d’usages ».
Quant au logement, il défend l’encadrement des loyers en vigueur à Lyon et Villeurbanne qu’il compte étendre à d’autres communes. « Nous construirons plus de logements privés et sociaux et nous défendrons l’encadrement du prix du foncier, a également lancé Bruno Bernard rappelant les « pénalités » importantes adressées à Sainte-Foy-lès-Lyon à cause de son manque de logements sociaux. La commune est dirigée par son adversaire numéro un, Véronique Sarselli.
Il reste un mois et demi à Bruno Bernard pour convaincre les 1,4 million d’habitants qu’il est l’homme de la situation pour gérer la métropole six ans de plus.
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