Cette panne de courant monstre en raison d’une « défaillance technique » a touché également la Roumanie et la Moldavie, ce samedi 31 janvier.
La Russie avait annoncé ce vendredi 30 janvier avoir accepté une demande du président américain Donald Trump de s’abstenir de frapper Kiev jusqu’à ce dimanche 1er février, tandis que les attaques russes ont mis à mal le réseau énergétique ukrainien sollicité par un hiver glacial devant encore s’aggraver. La météo en Ukraine prévoit jusqu’à – 30 °C pour ce début du mois de février.
Selon Volodymyr Zelensky, « il n’y a eu aucune attaque contre les installations énergétiques » depuis jeudi soir en Ukraine. « L’Ukraine est prête à s’abstenir de toute frappe similaire et nous n’avons pas frappé les installations énergétiques russes » ce vendredi, a-t-il ajouté.
Et pourtant, pas besoin de frappes russes pour être privé de courant en Ukraine. Ce samedi 31 janvier en matinée, le réseau électrique ukrainien subissait des coupures massives à cause d’une « défaillance technique » sur des lignes électriques reliant la Moldavie, la Roumanie et l’Ukraine. Moldavie et Roumanie étaient d’ailleurs également affectées par ces coupures de courant massives.
Artère vitale, le métro de Kiev coupé
« Cela a causé une cascade de coupures dans le réseau électrique en Ukraine et enclenché des mécanismes de protection automatiques dans les sous-stations », a déclaré le ministre ukrainien de l’Énergie Denys Chmygal.
Plus tôt, fait rare depuis le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022, les autorités avaient annoncé la fermeture temporaire du métro de Kiev en raison d’une pénurie d’électricité.
Le métro de Kiev est une artère de transport vitale pour la capitale et interrompt rarement ses opérations, même lors de bombardements russes intenses. Environ 800 000 passagers empruntent chaque jour ce métro, selon des données publiées l’an dernier. Les habitants utilisent également ses 52 stations comme abris anti-bombes lors des attaques russes.
Le courant devait être rétabli dans la journée.