Il n’en faut pas plus pour réveiller l’idée d’une malédiction, faire planer le doute dans les esprits crédules quant à l’origine des anathèmes systématiquement jetés aux gardiens de buts français du PSG depuis un quart de siècle. Sa parole étant désormais largement sacralisée, ses choix presque sanctifiés tant ils ont pris l’habitude sur le moyen terme de rimer avec succès, la décision de Luis Enrique, mercredi soir, de titulariser Matvey Safonov contre Newcastle lors du dernier match de poule de Ligue des champions, en a remis une couche. Pour la quatrième fois lors des dix dernières rencontres, la deuxième pour des raisons clairement sportives, Lucas Chevalier a été invité à poursuivre son chemin de croix parisien sur le banc des remplaçants.
Une mesure inattendue, aux allures de sentence, qui a eu l’effet d’un coup de tonnerre dans un Parc des Princes qui savait pourtant son gardien numéro un fragilisé par des performances en dents de scie et un intérim convaincant de sa doublure russe.