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Née à Moscou, naturalisée par le Kazakhstan en 2018, la joueuse de 27 ans a remporté ce samedi 31 janvier l’Open d’Australie de tennis, en dominant la Biélorusse Aryna Sabalenka (6-4, 4-6, 6-4). La somme de très gros investissements par son pays d’adoption.

« Merci le Kazakhstan ! » Ces mots sont signés Elena Rybakina, ce samedi 31 janvier à Melbourne, alors qu’elle venait de soulever le deuxième trophée du Grand Chelem de tennis de sa carrière.

La championne de 27 ans, 5ᵉ joueuse mondiale, a gagné l’Open d’Australie 2026 en battant en finale la numéro un mondiale Aryna Sabalenka (6-4, 4-6, 6-4). Un deuxième tournoi majeur, après Wimbledon 2022. Des tournois qu’elle a remportés sous les couleurs, non pas de son pays de naissance la Russie (elle a vu le jour à Moscou), mais du Kazakhstan.

Le pays d’Asie centrale peut en effet compter sur les services d’Elena Rybakina depuis 2018, date de sa naturalisation. Elle n’était âgée que de 19 ans, et avait effectué toutes ses classes de jeune joueuse en Russie.

Elle a toujours expliqué son changement de drapeau pour une raison simple : le Kazakhstan lui offrait de meilleures conditions d’épanouissement et un meilleur soutien financier. Et si l’on en croit nos confrères de Marca, le Kazakhstan, en effet, a mis les moyens.

Selon nos confrères, le pays aurait, au total, investi 2,3 milliards de dollars depuis 2007 (2,1 milliards d’euros) pour mener à bien le projet de la réussite d’une championne ou d’un champion national, qui brillerait au plus haut niveau.

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Derrière ces investissements, un homme : Bulat Utemuratov, président de la Fédération de tennis. Homme d’affaires, millionnaire, il est le fondateur de la Banque commerciale et financière d’Almaty, qu’il a revendue une fortune en 2007 au groupe italien UniCredit.

La somme lui a permis de développer le tennis dans son pays, via notamment la création de 38 centres aux quatre coins du pays. En quelques années, le nombre de licences est passé de 1 800 à 33 000 selon nos confrères.

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Et surtout, Bulat Utemuratov a prospecté auprès des joueuses et joueurs russes de niveau moyen, leur offrant la garantie de l’obtention d’un passeport kazakh, et des conditions de travail qui vont avec. Elena Rybakina a été l’une de celles-là. La voilà aujourd’hui au sommet de la gloire.