Kanye West a acheté une pleine page de pub dans le Wall Street Journal en début de semaine afin d’y publier une lettre d’excuses pour ses déclarations antisémites et racistes, à quelques jours de la sortie de son nouvel album, Bully, paru ce vendredi 30 janvier. Accusé par beaucoup de vouloir faire un coup de com’, le rappeur de 48 ans a fermement démenti.
« D’après ce que je comprends, j’étais dans le top 10 des artistes les plus écoutés aux États-Unis sur Spotify en 2025, et c’était encore le cas la semaine dernière et ces derniers jours. Mon prochain album Bully est actuellement l’un des albums les plus attendus sur Spotify. Mon album de 2007, Graduation, était aussi l’album hip-hop le plus écouté et streamé de 2025 », a-t-il déclaré auprès de Vanity Fair, sous-entendant ainsi qu’il n’a pas besoin de faire son mea culpa pour attirer les auditeurs.
Des excuses déjà suivies de rechutes
« Pour moi, la lettre ne concerne pas la relance de ma carrière. C’est parce que ces sentiments de remords pesaient très lourd sur mon cœur et mon esprit », a assuré Kanye West.
Dans sa lettre titrée « À ceux que j’ai blessés », il attribue ses propos et actes antisémites et autres écarts publics à une lésion cérébrale non diagnostiquée depuis un accident de voiture survenu en 2002 ainsi qu’à son trouble bipolaire de type 1. « Je regrette et suis profondément mortifié par mes actions dans cet état », peut-on lire, le rappeur ajoutant qu’il est déterminé à suivre les soins appropriés à sa condition. « Cela n’excuse pas ce que j’ai fait. Je ne suis pas un nazi ou un antisémite. J’aime le peuple juif. »
Des excuses qui, si elles ne suffiront certainement pas à effacer les propos outranciers de l’artiste, ont le mérite de mettre en lumière une maladie souvent mal comprise et mal diagnostiquée. En France, on estime que les troubles bipolaires touchent entre 1 et 2 % de la population, soit entre 650.000 et 1.600.000 personnes, les experts s’accordant pour dire que cette estimation est probablement sous-évaluée.