La maternité de Zaporijia, où accouchent chaque jour de nombreuses femmes, a subi une nouvelle frappe russe ce dimanche 1er février.

Si la mort rôde autour, ici on y vient à la vie : à la maternité de Zaporijia en Ukraine, les craintes sont nombreuses depuis l’invasion russe en février 2022. Proche de la ligne de front qui se trouve à quelques kilomètres, on redoute aussi un accident nucléaire avec la centrale de de Zaporijia qui fonctionne tant bien que mal depuis le début du conflit.

Ce dimanche 1er février, une nouvelle frappe russe a touché la maternité, faisant 6 blessés, selon le chef de l’administration régionale, Ivan Fedorov. Il a publié des images montrant des salles de consultation médicale dévastées par le souffle d’une explosion. On y voit des fenêtres brisées, du mobilier détruit et de nombreux débris au sol.

Selon le média ukrainien Ukrinform, la frappe a provoqué un début d’incendie dans le service gynécologie. Parmi les blessés figurent deux femmes qui étaient en train de subir un examen médical. Au moment de la frappe, il y avait 15 personnels médicaux et 16 patientes, alors que trois accouchements se déroulaient, selon le ministère de la Santé ukrainien.

Car depuis le début du conflit, la maternité n’a pas cessé de tourner à plein régime, avec en moyenne cinq accouchements par jour. Durant les 7 premiers mois du conflit, selon Le Monde, c’était même plus du double.

Une sorte de pied-de-nez à la guerre meurtrière qui ravage des vies…