l’essentiel
Même sans ses internationaux, le Stade Toulousain a appliqué le tarif maison samedi 31 janvier au soir face à Bayonne (31-10, 16e journée de Top 14), à savoir un succès bonifié. Dans le sillage de Paul Graou, identifié comme un leader même s’il s’en défend.
Doit-on encore s’inquiéter pour le Stade Toulousain en période de doublon ? Pas vraiment car les résultats sont tels ces dernières années qu’il semble se dégager dans le club un savoir-faire comme le prouve ce nouveau résultat positif avec ce bonus offensif contre Bayonne. Même privé de ses internationaux, le champion de France a encore délivré le tarif maison (cinq points à zéro) portant son total à domicile à 44 points sur 45 possibles.
Y-a-t-il un secret ? L’investissement de tous les joueurs bien sûr. Paul Graou témoigne : « Notre force, c’est la façon dont on se resserre. Il y a beaucoup de jeunes, on aime jouer ensemble. Oui, le groupe se resserre autour des leaders qu’on garde. Je pense notamment à Jack (Willis), qui incarne bien ça. On se resserre tous autour de lui. Jack adore assumer ce capitanat pendant les doublons. C’est une parenthèse de l’année où on a envie de marquer des points en Top 14 pour avoir une fin de saison qu’on peut gérer un peu. »
La recette est maintenant connue. Encore faut-il arriver maintenant à la décliner chaque année lors de cette période où les adversaires pensent que le Stade semble bon à prendre : « Je parle au nom de tous ceux qui restent là pendant cette période, mais on a vraiment à cœur de garder le niveau de l’équipe élevé. La semaine d’entraînement a été ultra-qualitative, le staff pourra en témoigner. Donc, on avait vraiment confiance en nous et dans le jeu qu’on voulait produire. C’est satisfaisant de maintenir ce niveau-là et de prendre encore cinq points à la maison. »
« Quand on a ce rôle de 9, que ce soit moi ou un autre… »
Et lui, Paul Graou, est-il un leader qui emmène le groupe dans cette période ? Les tribunes d’Ernest-Wallon disent oui quand elles scandent son nom comme samedi soir. L’entraîneur des avants Jean Bouilhou qui a vu passer, tout au long de sa carrière, de sacrés leaders au poste de demi-de-mêlée, dit oui également : « L’attention que le staff lui porte est celle d’un leader. Il est extrêmement précieux dans cette période. »
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Lui se montre plus réservé sur ce rôle même s’il a tenu la baraque lors de la longue absence d’Antoine Dupont et qu’il est amené maintenant à assurer un intérim de plus courte durée pendant le Tournoi. Paul Graou préfère alors parler de leader de jeu plutôt que de leader de vestiaire : « Je ne m’étais pas inclus quand je parlais de leaders. Mais quand on a ce rôle de 9, que ce soit moi ou un autre, on est leader de jeu sur le terrain. Après, ça fait deux ou trois saisons qu’on gère plutôt bien ces périodes et que j’ai eu la chance de jouer dans cette équipe. »