Par
Léa Pippinato
Publié le
1 févr. 2026 à 20h54
Travailler assis, étudier devant un écran, se déplacer sans réel effort physique. Pour beaucoup, les journées s’enchaînent ainsi, sans forcément y penser. Le corps, lui, finit par le ressentir. En janvier, quand les bonnes résolutions ne se sont pas encore dissipées, la question revient souvent : comment reprendre une activité physique sans se forcer ni s’ennuyer ?
Entre santé et plaisir de bouger
À Montpellier, certaines disciplines connaissent un vrai succès. CrossFit, escalade de blocs et pilates séduisent un public large, du débutant au sportif confirmé. Ces pratiques, accessibles et encadrées, peuvent se découvrir dans des lieux bien identifiés de la métropole, où l’accent est mis autant sur la santé que sur le plaisir de bouger.
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Le CrossFit, une méthode de santé avant tout
Trop intense, trop risqué, réservé aux sportifs aguerris : le CrossFit souffre encore de nombreux clichés. Alexandre Pierre, directeur de CrossFit Montpellier à Castelnau-le-Lez, balaie ces idées reçues. « Si mon kiné dit que le CrossFit blesse, je change de kiné », plaisante-t-il. Dans sa salle, une partie des adhérents vient du milieu médical. Médecins, kinés et personnels hospitaliers s’entraînent régulièrement.
Des coachs qualifiés
Créé commercialement en 2002, le CrossFit existe en France depuis 2011. Quinze ans plus tard, il ne relève plus de l’effet de mode. Si l’on considérait les salles affiliées comme une seule chaîne, CrossFit compterait autant d’implantations que les plus grands groupes de fitness. La différence tient dans le fonctionnement : les cours sont entièrement coachés, par groupes de quatorze personnes maximum. Les coachs sont diplômés, titulaires d’une carte professionnelle et formés en continu.

Le CrossFit à Montpellier repose sur une méthodologie de préparation physique générale qui combine cardio, gymnastique et renforcement musculaire. (©CrossFit Montpellier)Vidéos : en ce moment sur ActuDes aptitudes physiques et neurologiques
Le CrossFit n’est pas un sport, mais une méthode de préparation physique générale. Elle repose sur le développement de dix aptitudes, physiques et neurologiques. Les entraînements mêlent cardio, gymnastique au poids du corps et charges externes. L’objectif reste simple : développer un corps capable de s’adapter à toutes les situations du quotidien. « Travailler son cardio, c’est vivre longtemps. Travailler sa force, c’est vivre longtemps en autonomie », résume le dirigeant.
Un programme adapté au pratiquant
L’intensité fait partie de la méthode, mais elle reste toujours relative. Chaque mouvement s’adapte à la personne. Âge, niveau, fatigue, pathologies entrent en compte. Asthme, diabète, blessure ou reprise après plusieurs années d’arrêt ne constituent pas des freins. « À la fin de l’heure, tout le monde a fourni le même effort, mais chacun à sa capacité », résume Alexandre Pierre. La salle propose 73 heures de cours par semaine, du lundi au samedi. Le dimanche reste fermé, par choix. « On impose un jour de repos. S’entraîner tous les jours mène un jour ou l’autre à la blessure. »
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Dans une salle de CrossFit, l’intensité des exercices s’adapte à chaque pratiquant, quel que soit son âge ou son niveau sportif. (©CrossFit Montpellier)> L’abonnement est à 89 euros par mois, sans engagement, et des séances à la carte sont également disponibles. Plus d’infos iciEscalade de blocs, grimper simplement et ensemble
Autre sport tendance à Montpellier, l’escalade de blocs attire un public de plus en plus large. Boulder Line compte aujourd’hui trois salles, à Castelnau-le-Lez et à Montpellier. L’escalade de blocs se distingue par son accessibilité immédiate. Pas de corde, pas de baudrier, peu de matériel. Les murs culminent à environ 4,50 mètres, avec de larges tapis au sol. « En cinq minutes, on peut grimper », résume Simon Arbeille-Dubois, chef exécutif. Les règles de sécurité restent simples et rapides à assimiler, notamment sur la manière de tomber et de redescendre.
Sept niveaux de difficultés
Les salles proposent sept niveaux de difficulté. Dans la plus grande, chaque niveau compte entre quinze et vingt blocs. Les profils de murs varient, ce qui permet à chacun de trouver un terrain adapté à ses capacités. Débutants, grimpeurs confirmés, anciens sportifs ou personnes éloignées du sport partagent les mêmes espaces.

L’escalade de blocs est l’un des sports tendances à Montpellier grâce à son accessibilité immédiate et à son aspect convivial. (©Boulder Line)
L’escalade de blocs sollicite l’ensemble du corps. Bras, jambes, dos et gainage travaillent en permanence. La pratique favorise aussi les échanges. Plusieurs grimpeurs tentent un même bloc, observent, discutent, recommencent. « On n’est pas deux, on est souvent plusieurs autour d’un même problème », souligne Simon Arbeille-Dubois.
Un lieu de vie pour tous les âges
Espaces enfants, zones dédiées aux 4-10 ans, et tout récemment un espace baby-block pour les moins de 4 ans : Boulder Line se pense aussi comme un lieu de vie. La salle accueille des pratiquants de 2 à 80 ans. Trois fois par mois, des initiations gratuites encadrées par un coach permettent de découvrir la discipline et de se rassurer sur les aspects techniques et la hauteur.
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> Les tarifs démarrent à 17 euros pour une journée, tout le détail iciLe pilates, renforcer sans impact
À Montpellier, le pilates connaît lui aussi un fort engouement. Rue Proudhon, dans le quartier des Beaux-Arts, Marie Switala a créé Upper Pilates Sport and More. Ancienne sportive de haut niveau en kitesurf, elle a développé sa propre méthode. « Le pilates existe depuis longtemps et ses bienfaits sur le corps sont incroyables », rappelle-t-elle.
Du cardio sans impact sur les articulations
Dans son studio, six machines seulement et des cours de 50 minutes. Le rythme surprend : les exercices s’enchaînent, le cardio monte, sans impact sur les articulations. « C’est plus intense qu’un pilates classique, mais on s’adapte à chaque personne. » Aucun niveau n’est imposé, les résistances des machines permettant d’ajuster chaque mouvement.

Sans impact sur les articulations, le pilates attire des pratiquants de tous âges, des sportifs confirmés aux personnes en reprise d’activité. (©Upper Pilates Sport and More)
Le public se situe majoritairement entre 20 et 40 ans, mais les profils restent très variés. Des retraités, des adolescents, des sportifs de haut niveau ou des personnes en reprise après blessure fréquentent les cours. « On travaille beaucoup avec des kinés, qui nous envoient des patients pour poursuivre leur rééducation », précise Marie Switala. Le pilates attire aussi des coureurs, des adeptes de l’Hyrox ou des pratiquants de musculation. « C’est très complémentaire, surtout parce qu’il n’y a pas d’impact. »
Des groupes de six personnes
Les machines permettent un travail global : posture, mobilité, force et équilibre se développent simultanément. Les effets se ressentent rapidement dans le quotidien. Moins de douleurs, plus de stabilité et une sensation de solidité. Au-delà du sport, le studio revendique une expérience. Les cours se déroulent en groupes de six personnes, avec cinq à sept créneaux par jour. « C’est du coaching semi-privé. »

De plus en plus de Montpelliérains intègrent le pilates à leur routine sportive pour compléter le running, la musculation ou les sports d’endurance. (©Upper Pilates Sport and More)> La séance à l’unité coûte 30 euros. Des packs et abonnements permettent de réduire le tarif. Tous les détails sont disponibles ici
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