En champion ! Ce dimanche au stade de la Meinau, Paris s’est imposé à dix contre onze après l’expulsion d’Achraf Hakimi et alors qu’il y avait 1-1 à ce moment-là (75e). Mais Warren Zaïre-Emery a trouvé les ressources pour trouver au second poteau Nuno Mendes, buteur sur une tête piquée et rageuse. De quoi réjouir Luis Enrique, l’entraîneur dont l’équipe reprend la tête du championnat avec deux points d’avance sur Lens.

Est-ce la victoire du caractère ?

LUIS ENRIQUE. Oui. Mais si on avait perdu le match, il n’y aurait pas eu de caractère ? On a eu la chance pour gagner ce match quand tout le monde pensait que c’était impossible. On a montré depuis trois ans qu’on est une équipe qui lutte. On n’était pas très précis. On a réalisé une première période très faible. On a amélioré la seconde période. On a contrôlé dans la moitié de terrain adverse. Je félicite Strasbourg. C’est une très bonne équipe, avec des jeunes joueurs que j’aime beaucoup. On a gagné et je ne sais pas si c’est mérité. C’est très bien pour nous.

Quel regard portez-vous sur Matvey Safonov ?

J’ai eu beaucoup de gardiens dans ma vie d’entraîneur qui ont arrêté des tirs au but. Mais lui, c’est le meilleur que j’ai eu dans ce domaine. Sa capacité à deviner le côté, la place choisie, où le tireur va frapper, c’est très important.

A dix contre onze, comment expliquez-vous votre fin de match ?

Cela a changé le match parce qu’on n’avait plus le ballon. On a défendu en bloc bas, ce qui est inhabituel pour nous. On a cherché la contre-attaque. On a eu la chance de faire une très belle action. Grâce aux entrées de Kang-In Lee, Désiré Doué et Ousmane Dembélé aussi.

Kang-In Lee peut-il prétendre à mieux ?

Il a cette capacité à changer l’orientation du ballon sous la pression, sans le perdre. Il fait des bonnes actions, il a fait des bons tirs. Il a été important dans son entrée.

Que pensez-vous du Racing club de Strasbourg ?

Il ne joue pas contre nous comme face aux autres adversaires. C’était compliqué, comme au Parc des Princes.