L’Iata a estimé que la production mondiale de SAF atteindrait 2,4 millions de tonnes en 2026. Cela représenterait seulement 0,8 % du carburant total consommé par l’aviation, contre 0,6 % l’année précédente. Willie Walsh a déclaré que les ambitions européennes de RefuelEU étaient « hors d’atteinte » si la production n’accélérait pas. « J’ai toujours pensé que l’ambition européenne était hors d’atteinte », a-t-il ajouté.
Le règlement impose 20 % de carburants durables en 2035 et une étape intermédiaire à 6 % dès 2030. Les SAF synthétiques doivent constituer 5 % du total, un seuil difficile à franchir à cause du coût élevé du procédé, jusqu’à douze fois celui du kérosène traditionnel.
Les SAF issus de biomasse ou d’huiles usagées coûtent trois à quatre fois plus cher que le kérosène classique. Les filières restent limitées et les infrastructures ne suivent pas la demande. « Si la production ne s’améliore pas, de nombreuses compagnies vont réexaminer leurs objectifs », avati déjà averti Walsh en décembre. L’industrie se retrouve donc face à un choix délicat entre ambition réglementaire et réalité économique.