REPORTAGE – Cinq ans après son coup d’État, le général Min Aung Hlaing veut normaliser son emprise sur une Birmanie déchirée par la guerre civile.
Sur le ruban d’asphalte désert fendant la savane tropicale, trois camions blindés vert olive roulent vers le midi, tournant le dos à Naypyidaw, la capitale recluse de la Birmanie. « Il doit y avoir une escarmouche dans le coin, parfois les PDF installent un checkpoint sur la route pour montrer leur présence », explique laconiquement le chauffeur, en référence aux People’s Defence force (PDF), la résistance armée qui s’est levée contre le coup d’État du général Min Aung Hlaing, le 1er février 2021.
Cinq ans plus tard, la guérilla harcèle toujours la Tatmadaw, l’armée Birmane, capturant même un instant un checkpoint de cette route névralgique reliant Yangon à la Chine, le 17 novembre. Ou lançant une attaque de drones en 2024 sur la capitale fantôme bâtie par la junte, nichée entre deux montagnes, au cœur de la nation d’Asie du Sud-Est déchirée par la guerre civile depuis l’arrestation brutale d’Aung San Suu Kyi.
Mais la torpeur l’emporte sur l’inquiétude une fois franchi l’ultime checkpoint…
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