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L’armée russe a occupé 245 km² de territoire ukrainien supplémentaire au cours du mois de janvier, soit près de deux fois moins qu’au cours du mois précédent (445 km²) et 25 % de moins qu’en janvier 2025 (325 km²). Dans le même temps, le groupe d’analystes ukrainiens Deep State note que les forces russes ont mené seulement 4 % d’assauts de moins qu’en décembre 1.

  • La progression russe se concentre avant tout dans la région de Donetsk, à l’est de Kramatorsk et de Sloviansk, et dans l’oblast de Zaporijia, autour d’Houliaipole et de Stepnohirsk, selon les données vectorielles de l’Institute for the Study of War.
  • Dans le secteur de Pokrovsk, où l’armée russe a concentré un tiers (33 %) de ses assauts, les avancées ont été relativement contenues, et ce alors que la capture de la ville et du reste de la région de Donetsk demeure le principal objectif de Moscou.

Le bilan du mois de janvier dressé par Deep State confirme que le commandement russe consacre de plus en plus de moyens aux opérations dans la région de Zaporijia, le secteur d’Houliaipole ayant concentré plus d’un cinquième (21 %) de la totalité des assauts russes conduits en Ukraine au cours des 30 derniers jours.

Le nombre d’attaques autour d’Houliaipole a augmenté de 75 % par rapport à décembre.

  • Le ralentissement de la progression russe au cours du mois de janvier indique que les forces ukrainiennes parviennent à fixer les combattants russes dans et à proximité des centres urbains, tout en leur infligeant de lourdes pertes.

Dans une étude publiée fin janvier, le CSIS estime que les pertes de l’armée russe sont 2 à 2,5 fois plus importantes que celles de l’armée ukrainienne.

En parallèle de sa guerre de conquête et contre l’armée ukrainienne elle-même, la Russie a continué à un rythme soutenu ses attaques contre la population et les infrastructures civiles du pays au cours du mois de janvier. Cette stratégie, qui vise à briser le moral de la population, pourrait créer l’effet opposé.

  • La dernière enquête du Kyiv International Institute of Sociology (KIIS), réalisée fin janvier et publiée aujourd’hui, lundi 2 février, indique qu’une majorité d’Ukrainiens (52 %) demeure opposée au retrait du Donbass en échange de garanties de sécurité européennes et américaines 3.
  • De même, 65 % des répondants affirment être prêts à supporter la guerre « aussi longtemps que nécessaire », soit le chiffre le plus élevé depuis mai 2024 (72 %) et une hausse de 11 points par rapport au printemps 2025.
  • De moins en moins d’Ukrainiens considèrent toutefois que la guerre pourrait bientôt finir. Près de la majorité (43 %) considèrent que celle-ci pourrait continuer jusqu’en 2027 « ou encore plus tard ».