On connaît la carrière lumineuse de Julien Clerc, ses tubes
intemporels, ses scènes pleines à craquer. On connaît moins ses
refuges personnels, ces lieux choisis pour échapper au tumulte
médiatique. Parmi eux, une maison discrète dans le Poitou, région à
laquelle le chanteur reste profondément attaché.

Julien Clerc : un retour au Poitou en pleine crise
sanitaire

En 2020, lorsque la pandémie de
Covid a bouleversé le quotidien de millions de
familles,
Julien Clerc et son épouse,
l’écrivaine et scénariste Hélène
Grémillon, vivaient à Londres avec leur fils Léonard. Face à
l’incertitude, ils décident de rentrer précipitamment en
France.

Plutôt que de s’installer à Paris, le couple choisit de
rejoindre la
maison familiale
du beau-père du chanteur, près de Poitiers. Un
choix guidé par le besoin de calme, d’espace et de protection. Loin
de l’agitation des grandes villes, Julien Clerc
redécouvre alors une région qui l’a marqué dès l’enfance. Une
parenthèse presque hors du temps, entre vie familiale et moments de
création. « Si j’ai eu cette vie très enrichissante à la campagne,
c’est aussi parce qu’enfant, je passais un mois de vacances dans le
Poitou avec mon père », confiait-il à Paris Match en 2021.
Bien avant les projecteurs, c’est donc là, dans ces paysages
vallonnés, que s’est ancrée une part de son imaginaire.

Julien Clerc : une maison simple, loin des villas
spectaculaires

Contrairement à l’image que
l’on pourrait se faire d’une star de la chanson française, cette
demeure du Poitou n’a rien d’ostentatoire. Il s’agit d’une
maison de
famille
, chaleureuse et préservée des regards.
Julien Clerc
y retrouve ce qu’il a toujours recherché : une
forme de sobriété
choisie
. Lui qui dit ne pas être matérialiste assume un
mode de vie mobile. Avec Hélène Grémillon, il n’a jamais investi
dans une grande propriété. « Nos deux seules propriétés, c’est
notre voiture (…) et le “Patineur” », confiait-il avec humour à
Paris Match, évoquant le
petit bateau offert par son épouse.

Le chanteur ne garde que
l’essentiel : quelques livres, un piano. Le reste
peut disparaître au fil des déménagements. « J’ai toujours eu cette
envie de pouvoir partir du jour au lendemain », explique-t-il,
évoquant une enfance marquée par les allers-retours entre ses
parents et deux univers bien distincts.

Julien Clerc : une vie entre Londres, Vaucresson et le Poitou

Aujourd’hui âgé de 76 ans,
l’interprète de Ma
préférence partage son quotidien entre
Londres
et la France. Il a également conservé une maison à
Vaucresson, dans les
Hauts-de-Seine, où il aime flâner sur les marchés
traditionnels, comme il l’a raconté à France Bleu.

Mais le Poitou conserve une
place particulière. Plus qu’un simple lieu de confinement, c’est un
territoire de
souvenirs
. Enfant, il y passait chaque été un mois entier.
Plus tard, il investira dans d’autres propriétés à la campagne,
dans l’Yonne notamment, avant de revenir vers la ville.