Par
Julien Sournies
Publié le
2 févr. 2026 à 15h02
Éric Piolle riposte. Après avoir été indirectement interpellé par le procureur de la République de Grenoble au sujet du manque de caméras de vidéoprotection et de l’inefficacité d’une grande partie de celles déjà déployées à Grenoble, le maire de la capitale des Alpes a tenu à démentir les propos du magistrat.
Lors de l’audience solennelle du tribunal judiciaire de Grenoble lundi dernier, Étienne Manteaux a en effet affirmé que « seules 20 caméras fournissent des images utiles aux enquêteurs à Grenoble, en dehors des caméras protégeant les bâtiments de la ville ».
« Seulement 20 caméras qui fonctionnent à Grenoble ? C’est faux »
De fait, selon le procureur, cette absence de volonté de la municipalité d’étoffer son parcage de caméras « conduit à ce constat désolant qu’à Grenoble, les enquêteurs, pour reconstituer l’itinéraire de fuite des criminels, travaillent bien souvent à l’aveugle ».
Une sortie qui n’a donc pas manqué de faire réagir le principal intéressé. « Seulement 20 caméras qui fonctionnent à Grenoble ? C’est faux », a commenté l’édile dans une publication postée sur ses réseaux sociaux samedi 31 janvier. Le maire écologiste, qui n’est pas candidat à sa réélection en mars prochain, défend « un dispositif de vidéosurveillance comprenant plus d’une centaine de caméras, avec plus de 200 angles de vue sur l’espace public ».
Ces images sont vues 7j/7, 24h/24, par la police municipale ou la police nationale.
À ce parc municipal s’ajoutent plus de 1500 caméras dans les équipements publics et dans les transports publics.Eric Piolle
Maire de Grenoble
450 réquisitions d’images par les forces de l’ordre l’année passée
En outre, Éric Piolle réfute l’estimation du procureur, lequel ne compte que 20 caméras « utiles » aux enquêteurs à Grenoble. « Nous travaillons en coordination avec la police nationale et l’autorité judiciaire pour mettre à disposition les images de vidéosurveillance à leur demande : chaque année, la police nationale et la justice sollicitent 450 réquisitions d’images issues du parc de caméras de la Ville », assure-t-il.
D’après le maire écologiste, plus de 90 caméras ont fait l’objet d’au moins une réquisition en 2025, dont 36 ont fait l’objet d’au moins dix réquisitions.
Votre région, votre actu !
Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous.
Contactée par actu Grenoble, la Ville, qui souhaite aider au maximum les forces de l’ordre dans l’élucidation de leurs enquêtes, indique également avoir « signé une convention métropolitaine pour la gestion et la mutualisation de son parc de caméras afin d’optimiser et d’améliorer le dispositif ».
Malgré tout, l’édile reste encore et toujours convaincu que « c’est davantage de moyens de police judiciaire et de présence humaine sur le terrain » qui permettront d’endiguer au mieux les problèmes d’insécurité à terme.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.